Engagée en politique à l’âge de vingt-huit ans, Élisabeth Brunet est depuis mars dernier la deuxième adjointe à la mairie de Tarbes. À quarante ans, la grande sœur de la championne de biathlon, Marie-Laure Brunet, continue de cumuler les responsabilités pour « défendre sa ville et ses clubs ».
Dans son bureau, c’est la rigueur et l’organisation qui règnent. Une habitude dont Élisabeth Brunet a hérité au lycée, où elle cumulait le sport-études avec un baccalauréat scientifique. « Grâce à ça, mes emplois du temps sont très chargés mais j’honore mes responsabilités », explique la deuxième adjointe de la mairie de Tarbes. Le sport, c’est sa passion, et son combat politique. De 2020 à 2023, elle est déjà adjointe à ce domaine avant de passer brièvement à la transition écologique, jusqu’à la déclaration de candidature de Pascal Claverie.
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Un emploi du temps très chargé, c’est le cas de le dire : en plus de son rôle d’adjointe, Élisabeth Brunet est vice-présidente à l’agglomération chargée des équipements sportifs, élue au comité directeur de l’association nationale des élus au sport, et à la conférence régionale du sport d’Occitanie. En 2024, elle a même été élue référente des collectivités pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris.
La deuxième adjointe n’a donc pas le temps de s’épancher en bavardages inutiles. Au cœur de la vie politique tarbaise depuis un peu plus d’une dizaine d’années, Élisabeth Brunet est pourtant originaire de Bagnères-de-Luchon. Mais « toujours licenciée » à Tarbes, où elle pratiquait l’athlétisme à haut niveau, en particulier la marche rapide. « Je suis toujours restée fidèle à mon club, et donc à cette ville », raconte-t-elle. Quand l’idée lui vient, encore jeune, de s’engager pour cette dernière, c’est l’ancien maire Gérard Trémège qui la prend dans son équipe.
Le sport pour tous, « l’essentiel de la politique municipale »
« Dans ce milieu-là, dès qu’on a des responsabilités, si on est une femme, de surcroît jeune, il faut faire ses preuves et apprendre à se faire respecter. Par le travail, l’abnégation et la résilience. Comme dans le sport en fait », se souvient la podologue de formation. Ses combats en tant que femme lui donnent une affinité avec le sport pour tous : « Donner la chance à chacun, c’est l’essentiel de notre politique municipale. On a ouvert une maison sport-santé, autant à destination des personnes en situation de handicap qu’à un public sédentaire. Le sport fait partie intégrante de la vie : plus une population est sportive, plus elle est en meilleure santé, plus elle est productive », explique Élisabeth Brunet.
Le sport pour tous, et pour les enfants aussi : « On est une des rares villes à avoir un éducateur sportif par école. Cela permet de donner assez tôt le goût de l’activité physique aux jeunes qui n’ont pas la chance d’avoir cette culture du ski, du savoir-nager, etc. », rappelle l’ancienne sportive de haut niveau. Pour ce mandat, les chantiers sont d’ailleurs nombreux : favoriser une pratique libre sur l’ensemble de la ville, rénover le Palais des sports, et surtout préparer le dixième anniversaire de la Tarb’elles qui s’annonce rempli de nouveautés.
« Mes parents m’ont transmis le goût de l’effort »
L’ancienne marcheuse de haut niveau veut aussi se placer derrière ceux qui font le sport au quotidien : « Depuis mars, j’ai lancé le club des bénévoles. Pour rendre honneur à ces derniers : sans eux, aucun événement sportif ne pourrait se faire. C’est pareil en politique. Je ne suis pas là pour briller. Sans les techniciens et le personnel, je ne suis rien. Des administratifs aux gardiens de gymnase. »
Pour la suite, elle espère voir ce qu’elle nomme affectueusement « ses » clubs performer. « J’aime l’idée de la mutualisation. C’est ce qui a marché pour l’UTLP Basket, aujourd’hui en troisième division ! Le fonctionnement du TPF est aussi un exemple. Les joueurs sont fiers de porter le maillot. Une ville qui vibre autour de son sport, c’est ce que je veux ! », se réjouit Élisabeth Brunet.
À 40 ans, l’élue ne risque pas d’abandonner sa passion depuis petite : « Mes parents nous ont donné le goût de l’effort, à ma petite sœur et moi. Pas pour qu’on performe mais pour notre épanouissement personnel. Ils étaient humbles. C’est ce qui a marché et ce que j’essaie de transmettre. »


