Dans la nuit du 3 au 4 novembre un distributeur automatique de billets a été attaqué par des malfaiteurs. Ils ont pris pour cible celui de la Caisse d’Epargne qui se trouve au centre-ville, au 10 du boulevard Gallieni, à Vic-en-Bigorre.
Dans la nuit du 3 au 4 novembre, un acte de délinquance a secoué la commune de Vic-en-Bigorre. Des malfaiteurs ont attaqué le distributeur automatique de billets (DAB) de la Caisse d’Épargne, situé en plein centre-ville, au 10 boulevard Gallieni. Ce lieu, habituellement calme, a été le théâtre d’une opération criminelle soigneusement ciblée, qui a immédiatement mobilisé les forces de l’ordre.
Une attaque en pleine nuit
Aux premières heures du jour, les habitants de Vic-en-Bigorre ont découvert les traces de l’incident qui s’est déroulé pendant la nuit. Les assaillants ont délibérément choisi de s’en prendre au DAB de la Caisse d’Épargne. Les circonstances précises de l’attaque, ainsi que le mode opératoire des malfaiteurs, n’ont pas encore été officiellement communiqués par les gendarmes en charge de l’enquête.
Une réponse rapide des gendarmes
Aussitôt l’alerte donnée, les gendarmes des Hautes-Pyrénées se sont rendus sur les lieux. Ils ont rapidement sécurisé la zone autour du distributeur pour éviter tout risque pour le public et pour préserver d’éventuels indices. En complément, les techniciens en identification criminelle de la gendarmerie ont été déployés afin de procéder aux relevés nécessaires.
Ces spécialistes ont scrupuleusement examiné le distributeur et son environnement, en quête de preuves matérielles. Leur travail pourrait s’avérer décisif pour remonter la piste des malfaiteurs. Des prélèvements ont été effectués, et la scène a été photographiée sous tous les angles, dans l’espoir de découvrir des indices laissés par les assaillants, qu’il s’agisse de traces ADN, d’empreintes digitales, ou d’autres éléments compromettants.
Un impact pour la population
Le DAB de la Caisse d’Épargne représente un service essentiel pour de nombreux habitants de Vic-en-Bigorre, notamment ceux qui n’ont pas d’autre moyen d’accès aux services bancaires. L’attaque et les réparations nécessaires pourraient priver les résidents de cet accès pour une période indéterminée, créant ainsi une gêne importante.
Une enquête en cours
Pour l’heure, l’enquête suit son cours. Les gendarmes espèrent que les indices relevés par les techniciens en identification criminelle permettront de retrouver rapidement les auteurs de cette attaque. Aucun détail supplémentaire n’a pour le moment été communiqué sur la manière dont les malfaiteurs ont procédé, ni sur les éventuels dommages subis par le distributeur ou la somme d’argent éventuellement emportée. Les enquêteurs vont aussi analyser les caméras de surveillance situées dans le secteur, qui pourraient livrer des éléments déterminants pour identifier les suspects.

Bazet – Un distributeur automatique de billets volé le 27 septembre 2024 : un préjudice estimé à 65 000 €
Dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 septembre, un vol spectaculaire avait eu lieu dans la zone commerciale de Bazet, située en bordure de la route départementale reliant Tarbes à Vic-en-Bigorre. Plusieurs individus cagoulés avaient pris pour cible le distributeur automatique de billets (DAB) de la Société Générale, utilisant des explosifs pour s’emparer de la machine. Le montant du préjudice était estimé à environ 65 000 €.
Dès les premières heures du vendredi matin, l’activité dans la zone commerciale de Bazet avait été marquée par une présence importante des forces de l’ordre. Bien que les commerces aient ouvert leurs portes, les gendarmes empêchauent tout accès aux véhicules pour sécuriser la scène du crime et permettre le bon déroulement des investigations.
Les gendarmes de la cellule d’identification criminelle du groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées étaient sur place pour relever les indices susceptibles de les aider à identifier les auteurs de ce vol audacieux. En parallèle, une enquête de voisinage avait également été lancée pour recueillir des informations supplémentaires.
Pour cette enquête, des moyens importants avaient été déployés. La brigade de recherche de Tarbes, la cellule d’identification criminelle, ainsi que la section de recherche de Toulouse et l’office central de lutte contre la délinquance itinérante avaient été mobilisés.
La procureure de la République, Bérengère Prud’homme, avait confirmé les faits. Elle avait précisé : « Ce jour, aux alentours de 4h30, la gendarmerie a été alertée qu’un distributeur de billets de la Société Générale avait été attaqué à l’explosif. Il semble que plusieurs individus cagoulés soient impliqués. Le préjudice est estimé à environ 65 000 euros. La brigade de recherches est saisie de l’enquête ».

Laloubère – Ils tentent de dérober le distributeur de billets de Géant Casino en 2019
Dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mars 2019, des individus avaient tenté de dérober l’argent qui se trouvait dans le distributeur de billets de la zone commercial de Géant Casino à Laloubère. Les malfaiteurs avaient visiblement pris peur lorsque l’alarme s’était déclenchée et ils avaient pris la fuite. Les policiers avaient été prévenus et une enquête avait aussitôt été ouverture. Visiblement, les malfaiteurs n’étaient pas des professionnels du grand banditisme puisqu’ils avaient agi avec l’un de leur véhicule. En effet, grâce aux images de la vidéosurveillance, les policiers n’avaient pas tardé à les interpeller en remontant jusqu’au propriétaire du véhicule.
Rabastens-de-Bigorre : le distributeur de billets arraché en juillet 2015
Vendredi 10 juillet 2015, à 4 heures du matin, le distributeur du Crédit Agricole de la place centrale de Rabastens-de-Bigorre avait été arraché par des malfrats. Ces derniers avaient réussi a prendre la fuite, et le montant du butin n’avait pas été communiqué.
Tarbes : les braqueurs à l’explosif interpellés en 2013
Les braqueurs qui avaient fait exploser un distributeur de billets du Crédit Agricole, le 8 août 2013, avaient été interpellés au mois de décembre 2013. C’est une affaire qui avait fait grand bruit à l’époque : les distributeurs de billets Crédits Agricole de Bayonne, Lacq et Tarbes avaient été attaqués et dévalisés à l’explosif, dans la nuit du 7 au 8 août 2013. Les trois braquages, commis avec le même mode opératoire, ne laissaient donc peu de doutes sur l’existence d’une même bande de malfrats. Et ce sont ces présumés braqueurs, âgés de 28 à 36 ans, qui avaient été interpellés par les gendarmes sur les communes de Miramas, Montélimar et Commenay. Ils auraient dérobé quelque 80 000 euros, donc près de 50 000 au distributeur tarbais.
Tournay : Tentative de cambriolage au Crédit Agricole. Deux hommes interpellés en 2012
Dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 1er mars 2012, aux environs de 4 h 30, quatre individus avaient tenté de cambrioler le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne, 10, place d’Astarac à Tournay. Les malfrats, qui n’étaient pas originaires des Hautes-Pyrénées, étaient de vrais professionnels. Leur tentative avait été planifiée, organisée et ils s’étaient équipés en conséquences – cagoules et chalumeaux dans leurs besaces. Leur cible ? Le distributeur à billets de la banque. Pour y arriver, ils s’étaient introduit dans les locaux de la banque. Malgré tout leur attirail, ils ont oublié un “détail” qui allait s’avérer fatal pour leur entreprise : la vidéosurveillance de l’établissement. Le système de sécurité avait alerté le centre opérationnel de la Gendarmerie Nationale, qui avait dépêché les gendarmes en ronde de surveillance cette nuit-là. Les gendarmes de Tournay, les plus proches, avaient été également mobilisés. À l’arrivé des Forces de l’Ordre, les braqueurs avaient tenté de prendre la fuite. À bord de leur voiture de grosse cylindrée, ils avaient voulu forcer le passage face aux gendarmes, mais avaient perdu le contrôle de leur véhicule et percuté le parapet d’un pont. Les gendarmes en avaient profité pour mettre la main sur deux des quatre malfrats – blessés par l’accident et qui avaient du être évacuées (sous bonne garde) par les pompiers au centre hospitalier le plus proche – pendant que les deux autres prenaient la poudre d’escampette.
Malgré tous les efforts des gendarmes, qui avaient déployé un dispositif de recherche opérationnel, avec notamment un hélicoptère et un maitre chien, les fuyards n’avaient pu être retrouvés. Pendant ce temps, un début d’incendie s’était déclaré dans la banque. Sûrement à cause des tentatives des braqueurs percer le distributeur. Le sinistre avait vite été maîtrisé par les pompiers. Les individus arrêtés étaient bien connus des services de polices.
Les distributeurs automatiques de billets (DAB) sont devenus des cibles de choix pour les criminels en France, attirés par la somme importante d’argent liquide qu’ils contiennent. Un DAB renferme en moyenne 150 000 euros en espèces lorsqu’il est plein, ce qui représente une tentation considérable pour les malfaiteurs cherchant à s’en emparer par tous les moyens.
Le premier distributeur automatique de billets a vu le jour en France en 1968, marquant une véritable révolution dans l’accès à l’argent liquide pour les particuliers. Depuis lors, le nombre de DAB n’a cessé d’augmenter pour atteindre aujourd’hui environ 65 000 unités réparties sur l’ensemble du territoire national. Ils permettent à des millions de Français de retirer des espèces 24 heures sur 24, et ce, dans des lieux parfois très isolés.
Des cibles faciles pour les malfaiteurs
Bien que les banques traditionnelles soient historiquement les premières victimes des braquages, la tendance a évolué au fil du temps. Aujourd’hui, les attaques de DAB sont devenues un mode opératoire privilégié pour plusieurs raisons. D’une part, ces appareils sont souvent situés dans des endroits reculés ou en dehors de la portée immédiate des forces de l’ordre, ce qui facilite les attaques. D’autre part, les vols à main armée visant les guichets des banques sont de plus en plus rares, en partie parce que le personnel bancaire a désormais un accès restreint aux espèces. Les DAB sont donc devenus des cibles plus attractives pour les criminels.
Les méthodes pour attaquer un DAB sont variées : certains malfaiteurs utilisent des explosifs pour faire sauter les machines, tandis que d’autres optent pour des méthodes plus sophistiquées, comme le piratage informatique. Ces attaques, bien que complexes, permettent aux criminels de s’emparer de grosses sommes rapidement, sans avoir à se confronter directement au personnel ou aux clients d’une banque.
Un phénomène fluctuant, mais alarmant
Le nombre d’attaques de DAB varie d’une année à l’autre en France, mais il se situe généralement entre 150 et 200 incidents recensés chaque année. Cette fluctuation peut être liée à différents facteurs, comme l’amélioration des dispositifs de sécurité installés autour des distributeurs, les stratégies de prévention mises en place par les forces de l’ordre, ou encore la diversification des méthodes employées par les malfaiteurs pour contourner ces dispositifs.
Malgré les efforts pour renforcer la sécurité des DAB, leur vulnérabilité demeure une source d’inquiétude. La perspective de voler plusieurs dizaines de milliers d’euros en quelques minutes est une incitation suffisante pour que ce type de délinquance persiste.
Face à cette menace croissante, les banques et les autorités françaises s’efforcent de renforcer la sécurité des DAB en multipliant les mesures préventives. Parmi celles-ci figurent l’installation de dispositifs anti-explosifs, l’amélioration des systèmes de surveillance vidéo et la mise en place de mécanismes de protection des billets (par exemple, les systèmes de maculation d’encre qui rendent les billets inutilisables en cas de vol).
Cependant, la sophistication des attaques augmente à mesure que la technologie progresse, obligeant les forces de l’ordre et les banques à rester vigilantes et à innover constamment pour faire face à ce phénomène.


