Retour avec Marc Fachan entraîneur du Tarbes PF sur la victoire, la tactique et l’état d’esprit de ses joueurs qui ont signé leur premier succès de la saison en N1.
Ce match contre Lorient, il a fallu s’arracher pour l’emporter ?
Oui, il a fallu aller la chercher, celle-là. Franchement, à la fin, c’était dur, surtout face à une belle équipe de Lorient très joueuse, comme on s’y attendait. Mais dès la première période, on a eu tellement de belles occasions. On rentre au vestiaire avec un but d’avance, ce n’est pas frustrant parce qu’on marque, mais franchement, on aurait pu se payer plus si on avait mieux fini. C’est pour les gourmands, ça ! Évidemment, sur la fin, on subit un peu, mais je le répète, ce n’est pas parce que le TPF a gagné qu’on a tout maîtrisé de A à Z. Les gars ont été exceptionnels dans la difficulté et le public a été top. Ça nous a donné un coup de boost quand on en avait besoin.
L’intensité, la solidarité étaient visibles, surtout derrière. Comment jugez-vous la prestation de vos joueurs ?
Comme je l’avais déjà dit, je ne dissocie jamais l’effort collectif. La preuve, c’est que nos attaquants ont fini sur les rotules car, les courses qu’on leur demande, c’est monumental. Défendre, ce n’est pas que les défenseurs : chacun fait sa part. Le mot, c’est « ensemble ». Et ce soir (samedi, NDLR), ils l’ont prouvé, ils ont tout fait ensemble.
Débloquer le compteur avec ce premier but, c’était peut-être le plus dur ? Un but libérateur.
Oui, clairement ! Je suis surtout content que ce soit Olivier (Cassange, NDLR) qui marque. Il le mérite tellement avec tous les efforts qu’il fait. Son but, c’est une belle initiative : une frappe de 25 mètres, le gardien fait une erreur… Mais derrière, il aurait pu doubler la mise aussi. C’est à ce moment-là qu’on se dit qu’on aurait pu tuer le match plus tôt, parce que sur sa deuxième tentative, il était tout près.
Ce manque d’efficacité offensive, c’est frustrant ?
Bien sûr, mais à notre niveau, personne ne met toutes ses occasions. Sinon, ils joueraient ailleurs, les mecs ! (rire) Mais je veux surtout retenir qu’on a été solides, costauds.
Tactiquement, on vous a sentis très bien en place contre Lorient et pour illustrer on n’a pas trop vu leur jeune attaquant Haribou déjà auteur d’un triplé. Comment avez-vous réussi à le museler ?
On savait que sur les transitions, ce gamin allait très vite. Mais ce soir, nos gars l’ont bien pris, c’est clair. Après, l’objectif, c’était d’arriver à museler ces joueurs de haut niveau, sachant que là, il y avait des joueurs qui ont 30 matchs de Ligue de l’année dernière, qui s’entraînent avec le groupe de Ligue 1.
C’est épais, la performance. Et puis, tactiquement, on tombe sur des équipes quasiment pros. Enfin, ils aspirent à ça. Et tactiquement, je trouve que les joueurs, dans la compréhension du jeu, l’adaptation tactique, ont été top. On fait un match de haut niveau tactiquement.
Pour le groupe, qu’est-ce que ça représente, cette première victoire ?
Je leur ai dit dans le vestiaire : on se paie après deux mois de travail ! Ça fait deux mois qu’on bosse dur, donc commencer par un nul et une victoire, c’est une validation du boulot. Attention, on ne se relâche pas, hein ! On n’a encore rien fait, mais pour la tête, ça fait du bien, ça permet de préparer la suite plus sereinement.
Cette victoire n’est pas une fin en soi ?
On n’a pas de marge. Si on relâche, on est morts. C’est simple. On doit continuer comme ça, sinon le retour sur terre est direct.


