Gazost – Le conseiller municipal d’opposition Mathieu Varis tire la sonnette d’alarme

Date:


Le budget 2025 d’Argelès-Gazost a été voté, mais l’opposition dénonce une gestion déséquilibrée, des priorités discutables et un silence préoccupant sur des sujets majeurs comme la sécurité ou l’état des thermes. Le conseiller municipal d’opposition Mathieu Varis appelle à une autre méthode.

Le 8 avril 2025, le conseil municipal d’Argelès-Gazost a voté son budget. « Un vote éclair pour un budget pourtant lourd de conséquences », pour Mathieu Varis, conseiller municipal d’opposition. « Cette rapidité en dit long sur la méthode de gestion municipale actuelle. On vote vite, on évite le débat, et on communique beaucoup. C’est devenu une habitude. »

Pour le conseiller d’opposition, derrière les bulletins municipaux aux tons rassurants, les brochures soignées et les discours calibrés, la réalité des chiffres interpelle. Selon Mathieu Varis, la commune est dans une situation financière tendue que l’on tente de masquer sous des slogans : « On nous parle de rigueur, de prudence, de vision de long terme… mais la dette explose, les impôts sont élevés, et les services stagnent. Où est la cohérence ? »

Un budget déséquilibré, une dette inquiétante

Les chiffres avancés par l’élu d’opposition sont clairs : « une dette par habitant de 1 175 €, soit près du double de la moyenne nationale, une augmentation de 36 % en seulement trois ans, et une fiscalité locale particulièrement lourde — 601 € par habitant contre 450 € en moyenne ».

Et pourtant, pour Mathieu Varis les résultats sont peu visibles : « Les habitants paient plus, mais ils n’en voient pas les bénéfices. Peu d’investissements visibles, une marge de manœuvre quasi nulle, et un autofinancement réduit à peau de chagrin. Ce n’est pas de la gestion, c’est de l’illusion comptable. »

« La sécurité : grande absente du budget »

Autre sujet de préoccupation pour Mathieu Varis : l’absence totale de mesures en faveur de la sécurité locale. « Depuis trois ans, deux réseaux de trafic de drogue ont été démantelés dans notre commune. Les cambriolages se multiplient, les incivilités s’installent, et le sentiment d’insécurité gagne du terrain. Pourtant, pas une ligne budgétaire pour étendre la vidéoprotection, pas un euro pour financer de la prévention, rien. »

Le conseiller poursuit : « Il existe des aides et des subventions pour développer la vidéoprotection. Pourquoi ne pas les solliciter ? Pourquoi ne pas agir ? » Selon lui, cette inaction traduit un aveuglement dangereux : « On continue à croire que cela n’arrive qu’ailleurs… Mais non. Ça arrive ici, chez nous. Et tant qu’on ferme les yeux, cela ne fera qu’empirer. »

Thermes municipaux : un symbole du manque d’anticipation

La situation des thermes municipaux constitue un autre point d’alerte pour l’élu. « Malgré le travail reconnu des agents et l’attractivité naturelle de l’établissement, le déficit s’aggrave. Le budget 2025 prévoit une provision exceptionnelle de 650 000 € », signe, pour Mathieu Varis, d’un manque d’anticipation dramatique : « Aujourd’hui, même les banques ne suivent plus, et l’ARS intensifie ses contrôles. C’est un signal rouge. » Et pourtant, rien de structurant ne semble prévu : « Aucun plan pluriannuel d’investissement pour sécuriser la source, aucune transparence sur les arbitrages à venir, aucune concertation avec la population. » Pendant ce temps, la majorité municipale prévoit 1,75 million d’euros HT pour transformer la Villa Suzanne en tiers lieu. « Ce projet d’image est-il vraiment une priorité quand nos équipements essentiels sont menacés ? » s’interroge Mathieu Varis.

« Centre-ville en déclin »

Sur un autre front, le centre-ville d’Argelès-Gazost se dégrade peu à peu, selon l’élu d’opposition : « Vitrines abandonnées, commerces qui ferment, circulation piétonne peu fluide… C’est le cœur de la ville qui s’essouffle. » Pour lui, aucune stratégie de revitalisation n’a été mise en place depuis cinq ans : « Pas de plan de relance commerciale, pas de soutien structuré aux acteurs locaux, rien pour inverser la tendance. On regarde la ville se vider sans réagir. »

Une guerre de communication… contre Coca-Cola

Dans ce contexte, certaines prises de position de la majorité municipale interrogent l’élu de l’opposition, comme l’appel lancé par Madame le Maire au boycott de Coca-Cola, en réaction à des propos de Donald Trump. « On parle de 2 900 emplois en France, d’une production locale, de sous-traitants français… et voilà que notre Maire fait la une avec une croisade contre une canette de soda. Pendant que la ville se vide, pendant que nos équipements souffrent, on fait de la politique spectacle. C’est totalement déconnecté des réalités. »

Vers une nouvelle méthode ?

Mathieu Varis appelle à un changement de cap : « Argelès-Gazost mérite mieux. Ce que nous proposons, c’est une autre méthode : un budget sincère et lisible, une gestion claire des priorités, un vrai plan pour nos équipements structurants, et une politique de terrain, connectée aux besoins des habitants. »

Il conclut : « En 2026, les Argelésiens auront un choix à faire. D’ici là, je continuerai à défendre une ligne simple : plus de sincérité, plus de priorités, plus de proximité. Aimer Argelès-Gazost, ce n’est pas boycotter une boisson. C’est agir pour l’avenir de ceux qui y vivent. »



Lien source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager la publication :

S'abonner

spot_imgspot_img

Populaire

Plus d'articles similaires
Related