À mi-mandat, les conseillers départementaux du canton de la Haute Bigorre, Nicole Darrieutort et Pierre Brau-Nogué, ont fait un point sur leurs actions au sein de la collectivité.
« C’est un binôme qui fonctionne bien. On s’est partagé les missions, chacun a ses dossiers mais on se concerte sur tous les sujets », soulignent les conseillers départementaux du canton de la Haute Bigorre, Nicole Darrieutort et Pierre Brau-Nogué.
« Pas de clientélisme »
Un fonctionnement auquel les deux élus tiennent, comme ils s’attachent également à répondre aux besoins des maires de leur territoire « sans faire de clientélisme ». D’où les divers projets menés ou soutenus par le département en Haute Bigorre que ce soit dans les domaines de la santé, de la culture, des travaux routiers ou encore des collèges.
C’est dans les deux premiers que Nicole Darrieutort s’implique et ce à l’échelle départementale mais aussi plus locale. À commencer par l’escale électro organisée pour la 3e fois consécutive à l’abbaye de l’Escaladieu en partenariat avec le Cartel Bigourdan. « C’était un pari et je suis fière de son succès », confie l’élue bagnéraise qui, en plus de son mandat municipal (elle est 1re adjointe au maire de la cité thermale), s’est vue confier au Département la vice-présidence « Jeunesse, culture, sports et dynamique associative ». À ce titre, elle gère aussi une enveloppe de 8 000 € allouée chaque année par le département aux « petits dossiers » portés par les associations locales dans le cadre du FAC (Fonds d’action cantonal).
« On travaille aussi sur les urgences de Bagnères »
Mais ce médecin généraliste de profession est aussi très engagée dans le domaine de la santé, notamment pour le déploiement du camion de dépistage TIMM’ et le programme HaPy Santé qui réunit les différents acteurs de la santé (ARS, CPAM, les hôpitaux, conseil de l’ordre des médecins, Ambition Pyrénées, …).
« Le président m’a confié ce chantier dont l’objectif est de porter l’union, donner de la visibilité et être source d’innovation au service de l’offre de santé dans les Hautes-Pyrénées. Il faut se montrer uni », explique Nicole Darrieutort. « Mais on travaille aussi sur les urgences de l’hôpital de Bagnères et le centre Jean-Marie Larrieu qui a toute sa place dans l’offre de soin et pour lequel nous avons un projet de restructuration. J’ai l’écoute de l’ARS et c’est un atout », se félicite-t-elle. Et de souligner que « la santé est une compétence volontariste du département ».
Routes, collège, etc.
« Avec la loi NOTre, on a perdu la compétence globale. À part la solidarité, les collèges et les routes, qui sont des compétences obligatoires, tout le reste s’inscrit dans une politique volontariste », abonde Pierre Brau-Nogué, soucieux à ce que « chacun puisse porter des projets. On est les premiers leviers pour débloquer d’autres subventions et chaque année, ce sont 300 000 € de FAR (Fonds d’aménagement rural) qui sont injectés pour soutenir les projets des petites communes, sans oublier les appels à projets dynamisation des villes et développement des territoires non urbains. Nous avons ainsi apporté 200 000 € sur trois exercices pour la rénovation urbaine de La Mongie », indique celui qui siège dans les commissions bâtiments, collèges, routes et mobilités, solidarité, tourisme et patrimoine.
Pour ce qui concerne le réseau routier, après les aménagements réalisés sur la route de La Mongie (élargissement du pont du Boulanger), la route du col d’Aspin et au pont de Gerde, pour ne citer que les plus gros chantiers, c’est la RD8 qui est en travaux en ce moment pour supprimer un point noir sur cet axe routier très fréquenté. « En 2026, ce sera au tour de la RD935 à Pouzac », avance l’élu.
« Du côté du collège Blanche Odin, ce sont entre 70 000 et 120 000,00 € qui sont investis chaque année, sans compter les gros chantiers dont la construction d’une salle d’activités en 2021 (560 000 €) et la modernisation des sanitaires en 2024 (230 000 €). Cette année, on finance la végétalisation de la cour à hauteur de 100 000 € », précise Pierre Brau-Nogué.


