“J’ai été tenté” : à Vic-en-Bigorre, ce couple part avec un chariot plein sans payer et plaide le quiproquo

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Pris en flagrant délit par les caméras de surveillance alors qu’ils quittaient le Leclerc de Vic-en-Bigorre sans payer, un homme et une femme ont tenté de plaider le malentendu. Déjà connus de la justice, ils ont été condamnés à des amendes par le tribunal correctionnel de Tarbes.

Un caddie plein qui franchit les portes d’entrée d’un supermarché de Vic-en-Bigorre, sans jamais approcher les caisses. Cette scène a été filmée par les caméras de surveillance le 22 décembre dernier, sous l’œil attentif du directeur. Rapidement identifié grâce à la plaque d’immatriculation, le couple a comparu devant le tribunal de Tarbes.

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Mauvaise communication de couple ?

Selon leur première version, un simple défaut de communication serait à l’origine. Alors que la femme posait une question au directeur de l’établissement, son compagnon sortait du magasin par l’entrée, sans passer par la case caisse. Une fois installés dans leur voiture, chacun aurait alors pensé que l’autre avait réglé la note.

L’explication n’a guère convaincu la présidente. Cette dernière a demandé sans détour à la prévenue si elle avait volontairement distrait le responsable pour couvrir la fuite. Refus catégorique de la femme, soutenu par l’avocate qui a insisté sur le fait que sa cliente n’avait pas franchi les portes avec la marchandise et ne pouvait donc pas être poursuivie pour complicité. Néanmoins, son casier judiciaire, où apparaissent sept faits de vol, vol en réunion ou vol aggravé, ne joue pas en sa faveur.

“J’ai été tenté”

L’homme a quant à lui rapidement changé de version pour reconnaître les faits à demi-mot. “J’ai été tenté”, a-t-il avancé pour sa défense. Les magistrats ont également relevé les quatre mentions déjà inscrites à son casier judiciaire pour vol, recel, conduite en état d’ivresse et outrage.

L’avocate de la défense a bien tenté d’atténuer la gravité des faits en mettant en cause les failles de sécurité de l’établissement, mais le compagnon a tout de même écopé d’une amende de 800 euros. Sa conjointe, au rôle plus ambigu dans ce dossier, s’en sort avec une amende de 150 euros.



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