Michaël Ducrocq, adjoint à la vie associative de Tarbes, s’engage à renforcer les liens avec les associations locales. Après six années hors du conseil municipal, il revient avec un cap clair : optimiser l’utilisation des bâtiments municipaux pour compenser la baisse des subventions, passées de 140 000 à 70 000 euros.
« C’était en 2000, un ami m’appelle pour remplacer un entraîneur pour les U9 au club de foot d’Aureilhan. Je n’étais pas emballé parce que c’était beaucoup d’implication. J’ai dit oui pour quinze jours, j’y suis resté trois ans », raconte Mickaël Ducrocq. C’est en se rendant compte de toute la chaîne de bénévoles qui se dévoue pour « le bonheur des gosses » que le jeune homme de l’époque tombe sous le charme du monde associatif. Une étincelle qui ne le quitte plus depuis.
« Quand on met un pied là-dedans… on n’en ressort plus », résume l’adjoint de retour à la vie associative depuis mars. Mickaël Ducrocq n’est pas un novice en politique : de 2014 à 2020, il est déjà élu en charge de la vie associative sous la mandature de Gérard Trémège. N’ayant pas souhaité repartir avec ce dernier lors du précédent mandat, le directeur de l’auto-école Mob 65 passe six ans loin du tumulte de la municipalité.
« On veut recréer du lien avec les associations »
Enfin pas tout à fait, car durant ce temps, il se passionne pour une nouvelle chose : les débats, la « démocratie participative. » Avec plusieurs connaissances, il lance lors du confinement le groupe Débats et sondages 65, qui devient ensuite Tarbes avenir. « Quand on a organisé celui sur la réforme des retraites… la Préfecture a mis en place une protection policière… le restaurant qui nous accueillait s’appelait la Boucherie… les journalistes s’en sont donnés à cœur joie », rit encore Mickaël Ducrocq.
Fort de toutes les idées proposées par les Tarbaises et les Tarbais, le Pas-de-Calaisien d’origine finit par réfléchir à son rôle pour les élections municipales de 2026. Avec Murielle, sa compagne qui anime le groupe Facebook 65, il ne sent jamais la fatigue. « On est tous les deux de gros bosseurs », sourit le père de famille. Cela ne l’empêche pas de toujours avoir un moment pour répondre à ses enfants au téléphone, même en plein rendez-vous : « J’ai énormément de chance d’avoir une famille recomposée comme celle-ci. Il y a beaucoup d’amour entre nous tous. »
Le lien, c’est d’une importance capitale pour l’adjoint. C’est d’ailleurs ce qu’il veut faire pour les années à venir. « On veut pouvoir recréer cela avec les associations, leur donner plus mais aussi les guider pour obtenir d’autres sources de financements, par les fondations par exemple. Il y a plein d’initiatives de ce type, je veux pouvoir m’en faire le relais », explique-t-il.
Le coût de l’énergie, chantier peu commun pour la vie associative
Pas étonnant que Mickaël Ducrocq ait rempilé. « Mais pas à n’importe quel prix, tient-il à préciser. Quand on s’est réuni avec Pascal, ma condition était d’être non seulement en charge de la vie associative, mais aussi d’avoir les mains libres sur les bâtiments associés. » Pourquoi ? « Pour les énergies pardi ! » À son retour en poste, l’élu s’est rendu compte d’une baisse importante des subventions accordées aux associations. De 140 000 euros par an selon ses dires en 2014, la Ville est passée à 70 000 en 2026. « Je me doute que mes prédécesseurs n’ont pas fait ça par gaieté de cœur. J’ose même pas imaginer à euros constants… Ce qu’il s’est passé, c’est la hausse du coût du gaz et de l’électricité », explique M. Ducrocq.
Son premier chantier lui est ainsi tout indiqué : passer en revue l’ensemble des bâtiments inoccupés ou « chauffés à plein temps de novembre à mars pour seulement quelques heures d’occupation par semaine. » Un objectif qu’il dit partagé par l’ensemble de l’équipe municipale. « Mon but, c’est de revenir a minima aux 140 000 euros de subventions de l’époque », annonce le directeur de Mob 65. Il compte bien sûr s’appuyer sur les compétences – qu’il ne manque pas de vanter – de son directeur des services, Renaud Marsan, ainsi que celles de Marc Andrès, adjoint aux travaux.
« C’est un travail d’équipe, comme tout dans la vie. » En parallèle, Mickaël Ducrocq compte bien continuer à s’investir dans le monde associatif à titre personnel : « Je suis passionné, je pourrai travailler comme ça jusqu’à 70 ans. J’espère que l’étincelle ne s’éteindra jamais. »


