Dans la nuit du 24 au 25 mai, un pâtissier des Hautes-Pyrénées, spécialisé dans la confection de gâteaux à la broche artisanaux, a été cambriolé dans son entrepôt de Bordères-sur-l’Echez. Privé de son matériel, impossible de poursuivre son activité, et son assurance ne le couvre pas. Son dernier espoir : la solidarité.
En quelques minutes, la vie du pâtissier a basculé. Dans la nuit du 24 mai, Maxime Soso, un Tarbais spécialisé dans la confection de gâteaux à la broche des Pyrénées, a été victime d’un cambriolage dans son hangar situé à Bordères-sur-l’Échez. Un vol aux conséquences dramatiques, puisque l’artisan n’a plus les moyens de poursuivre son activité.
« Ils ont emporté les tournebroches »
« Trois individus se sont introduits dans mon local où étaient entreposés les machines et le matériel dont je me sers pour fabriquer mes gâteaux. Ils ont emporté les tournebroches et tous mes ustensiles. J’ai dû stopper la production », relate Maxime Soso. « Un voisin m’a donné les images vidéo filmées par ses caméras. Les cambrioleurs sont arrivés à bord d’un pick-up, ont cassé le portail avant de se diriger vers le hangar. »
L’artisan en est persuadé : les voleurs savaient ce qu’ils venaient chercher. « À côté, j’ai un autre entrepôt. Ils n’y ont pas été, et n’ont touché à rien d’autre. En plus, j’ai fait la bêtise de poster une photo de mon séjour à Marseille. Ils savaient donc que je n’étais pas là. »
Si la perte de son matériel lui a occasionné un choc, Maxime Soso a totalement perdu espoir lorsque son assurance lui a signifié qu’elle ne prendrait pas en charge le sinistre. Un préjudice estimé à plus de 15 000 euros. « L’assurance m’a dit que mes machines étaient couvertes seulement si elles étaient stockées dans mon fourgon avec lequel je fais les marchés. Je me retrouve à ne plus pouvoir travailler, et je n’ai pas les fonds pour racheter les machines. »
Un appel à la solidarité
Suite au cambriolage, Maxime Soso a dû se séparer des deux employés qu’il a embauchés pour la saison estivale, mais aussi du pâtissier qui l’appuie dans la production de près de 7 000 gâteaux à l’année. « J’ai une boutique à Luchon, mais je vends mes gâteaux surtout sur les marchés et les foires. »
Car Maxime Soso, qui a repris l’entreprise familiale depuis trois ans pour perpétuer la recette familiale, sillonne les marchés des Hautes-Pyrénées, mais aussi les foires et rendez-vous gastronomiques des Landes et de la côte basque. « Pour fabriquer 6 petits modèles, cela prend 1 h 15 de cuisson avec les tournebroches. Sans ces machines, je ne pourrai pas fabriquer autant de volume. »
Une situation inextricable, puisque le pâtissier a contracté un crédit pour acquérir le matériel, et sa banque ne lui apporte aucune solution. « J’ai déposé plainte auprès de la police, mais je ne me fais pas trop d’illusions. Je pense ne jamais revoir mes machines. »
Conseillé par ses proches, Maxime Soso a donc décidé de lancer une bouteille à la mer, et d’en appeler à la solidarité. L’artisan a créé une cagnotte en ligne dans l’espoir de pouvoir racheter le matériel nécessaire pour rebondir. « Je déteste demander quoi que ce soit, mais je n’arrive pas à accepter de couler pour des gens qui m’ont tout pris. Je refuse de baisser les bras. »
Pour reprendre sa production, Maxime Soso doit réunir les 14 000 euros manquants pour investir dans deux tournebroches professionnels.


