« La Lourdaise est une vache d’avenir, elle fait aussi bien du lait que de la viande », Caroline Gaubert, présidente de l’association la race Lourdaise, croit dans son potentiel

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l’essentiel
Caroline Gaubert vient d’être élue présidente de l’association la race lourdaise. La Lourdaise est une vache purement pyrénéenne reconnue pour sa bravoure et son sens du travail. Elle a un gros potentiel, autant pour le lait que pour la viande. L’heure est au développement du cheptel. La nouvelle présidente de la race lourdaise espère intéresser de jeunes éleveurs. 

Caroline Gaubert, comment êtes-vous devenue présidente de l’association de la race de la vache lourdaise

Caroline Gaubert, nouvelle présidente de l'association de la vache lourdaise.
Caroline Gaubert, nouvelle présidente de l’association de la vache lourdaise.
NrP – Joël Diez.

Je suis devenue présidente de l’association de la race de la vache lourdaise à l’issue de l’assemblée générale de l’association dont j’étais secrétaire depuis quelques années. Je travaille cette race de la vache lourdaise avec mon compagnon Fabrice Dubertrand, éleveur de cette pure race pyrénéenne à Lafitole, en pays du Val d’Adour.

Quel est votre premier gros dossier sur le développement d’une race en voie de disparition que vous voulez à nouveau promouvoir et valoriser

Mon projet est de redonner l’identité méritée à cette race purement pyrénéenne. L’objectif est d’arriver à 500 femelles sur toute la France. Aujourd’hui, nous en sommes à un petit peu plus de 300 femelles, ce qui est très peu. C’est un projet génétique essayant de mettre un nouveau taureau en station justement pour améliorer l’IA et, pourquoi pas, essayer de valoriser la lourdaise pas seulement comme une vache de montagne. Au début, il y en avait aussi bien en plaine qu’en piémont et en montagne. Nous voulons les valoriser sur le Val d’Adour avec des zones Natura 2000, les mettre en éco-pâturage et fédérer de nouveaux éleveurs sur le Val d’Adour.

Votre idée est de développer la vache lourdaise et d’intéresser un plus grand nombre d’éleveurs

C’est cela, nous voulons fédérer de nouveaux jeunes éleveurs parce que c’est une vache d’avenir, surtout avec les problèmes météorologiques. Elle coûte beaucoup moins cher aujourd’hui qu’une vache de race à viande. La Lourdaise a énormément de potentiel puisqu’elle est mixte : elle fait aussi bien du lait que de la viande. Avant-guerre, toutes les fermes de Bigorre avaient des lourdaises qui emmenaient leur veau. Cette vache fait un veau par an, donc elle produit beaucoup de lait. Cela permet de bien développer son veau avec une qualité de viande exceptionnelle.

Dans le Val d’Adour, on trouve pas mal de lourdaises

Il y en a un peu moins qu’avant. Maintenant, elles sont plus sur la montagne, mais les plus gros troupeaux sont dans le Val d’Adour. Notre troupeau de lourdaises, à Lafitole, est en éco-pâturage sur les berges de l’Adour, à la Maison de l’eau. C’est ce que nous aimerions développer en plus pour les jeunes éleveurs qui sont dans le Val d’Adour.

Pourquoi pas une fête de la vache lourdaise dans le Val d’Adour très prochainement

C’est le projet justement que nous sommes en train de négocier avec le parc du Val d’Adour de Rabastens-de-Bigorre pour essayer de faire la fête de la vache lourdaise.

Vous travaillez également sur la génétique en partenariat avec le lycée agricole Jean-Monnet de Vic-en-Bigorre

Effectivement, nous travaillons avec le lycée agricole Jean-Monnet de Vic-en-Bigorre, depuis quelque temps, avec l’ancien et le nouveau directeur de cet établissement partenaire avec notre association, sur un projet sur la génétique de la race lourdaise que nous avons mis en place sur cette race de vache 100 % pyrénéenne.



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