Dimanche 21 juillet, le coeur du village sera en effervescence. De nombreuses animations et des dégustations gratuites rythmeront cette journée pleine de gourmandise.
24ème fête du gâteau à la broche
Sur l’esplanade Saint-Exupère, le feu de bois est bientôt prêt. Dans quelques jours, un gâteau à la broche d’1m20 y sera cuit. « Les bénévoles vont mettre la main à la pâte, c’est le cas de le dire » s’amuse Sylvie Puertolas, de l’association organisatrice Auroise. « Entre 6h30 et 7h, ils devront commencer par casser 250 oeufs en séparant le blanc des jaunes. Puis la cuisson s’étendra de 10h30 à 16h30 ». Si le grand gâteau, démoulé sans appareil et offert aux visiteurs, demeure l’attraction incontournable de cette « fête pérenne », d’autres rendez-vous sont prévus dimanche 21 juillet à Arreau.
Une cinquantaine d’exposants
La liste de stands et d’animations est longue : démonstration de vannerie, jeux en bois pour enfants, exposition de peintures d’art abstrait, stand de savons d’Arreau, exposition de vieilles voitures, mini ferme, jeux gonflables, exposition de champignons, création de cairns…« Il y aura aussi du rafting, du tir laser et du tir à l’arc. Tout ça gratuitement » souligne Sylvie. « On fait du bénévolat de A à Z. Plusieurs gâteaux à la broche seront d’ailleurs distribués par des fabricants, et deux de 40 cm seront mis en jeu à la tombola ». L’ambiance festive sera assurée par les bandas Les Boleros Burgais et Los Muchachos, les chanteurs montagnards de Tarbes, et les Pastourelles de Campan. Les associations auroises de pêche, de chasse et de pétanque « donneront également de leur temps ».
Un peu d’histoire….
Celui qu’on nomme désormais « Rocher des Pyrénées » n’est pourtant pas originaire des vallées d’Aure et du Louron. Selon les documents collectés par l’Auroise et quelques recherches internet, la recette du gâteau à la broche aurait été importée dans le département par un soldat napoléonien de retour de Prusse (Salzwedel) ou de Pologne. D’ailleurs, une autre variété de gâteau à la broche existe en Aveyron, avec moins d’excroissances et de la poudre d’amende. Une histoire moins folklorique que la légende locale. « Certains pensent que ce sont des bergers pyrénéens qui, avec un surplus de pâte à crêpe, aurait conçu le gâteau sur leur bâton ».
…et beaucoup d’authenticité
Le maire d’Arreau, Philippe Carrère, souligne l’impact de la pâtisserie traditionnelle : « C’est devenu le gâteau emblématique des meilleures fêtes familiales. Je n’ai jamais vu une célébration sans gâteau à la broche ». Pour des raisons logistiques, la confrérie n’existe plus, mais le savoir-faire perdure. « Même si ce n’est pas une exclusivité locale, c’est la madeleine de Proust du territoire. Cela colle bien à ce qu’est Arreau et à son esprit traditionnel, patrimonial et authentique ». Il ne nous reste plus qu’à souhaiter bon courage aux bénévoles pour ne pas, comme à d’autres éditions, attraper une tendinite en tournant la broche.


