« La priorité pour 2026, c’est de faire baisser la pauvreté » : le cri du cœur d’une députée

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À l’occasion de ses vœux à la Maison de quartier de Laubadère à Tarbes, la députée (LFI) Sylvie Ferrer a critiqué les coupes dans la santé et l’éducation, et a prôné un modèle agricole durable.

Compte tenu des rebondissements politiques, l’activité parlementaire de la députée (LFI) de la 1re circonscription des Hautes-Pyrénées a été très riche en 2025. Sylvie Ferrer a profité de ses vœux à la Maison de quartier de Laubadère samedi soir pour en faire le bilan.

Le budget de la Sécurité sociale adopté à une courte majorité, ne la satisfait pas du tout : « Au final, ce sont 6 milliards de coupes budgétaires sur la santé : concrètement, ce sont moins de lits d’hôpital et parfois des services qui ferment et des difficultés pour fidéliser les personnels dans les Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) publics alors que les besoins sont immenses.

Sur notre département, il manque du personnel hospitalier dans les établissements qui ont du mal à recruter ».

Et la députée d’appeler à « sortir d’une politique du chiffre ». « Pour en finir avec les déserts médicaux », Sylvie Ferrer a indiqué qu’elle avait signé une loi transpartisane pour « la mise en place de centres de santé avec des professionnels salariés ».

Concernant le budget de l’État rejeté en première lecture à l’Assemblée nationale, Sylvie Ferrer déplore « les coupes budgétaires dans les services publics (par exemple suppression de 4 000 postes d’enseignants ou dans les missions de service public de La Poste qui se sont traduits par la fermeture du bureau du Pradeau à Tarbes) ».

« La gestion catastrophique » des dossiers agricoles

Elle rappelle d’ailleurs son combat « contre les 8 suppressions de classes à la rentrée 2025 à Trie, Gerde, Lannemezan, Siradan, etc ». Elle s’indigne aussi des restrictions budgétaires « sur le fonctionnement des collectivités territoriales, les prestations sociales, le sport, la culture, la lutte contre les violences faites aux femmes, l’écologie et l’agriculture ».

À ce propos, elle pointe « la gestion catastrophique de la dermatose nodulaire contagieuse bovine par le ministre de l’agriculture et du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur ». La députée se prononce en faveur « d’un protectionnisme solidaire pour retrouver une souveraineté alimentaire, pour une alimentation saine, sans pesticides ». Et prône « une bifurcation vers un modèle agricole écologiquement soutenable et respectueux des paysans ».

Enfin, « pour 2026, la priorité, c’est de faire baisser le taux de pauvreté en France qui affiche le chiffre record de 15,4 % de la population » en lien avec « la transition écologique » dans laquelle « les communes doivent retrouver un rôle majeur », et « la relocalisation de nos modèles de production industrielle ».



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