Le président de la République Emmanuel Macron sera bien à Loudenvielle. Le préfet des Hautes-Pyrénées a en effet signé deux arrêtés qui confirment cette visite dans la vallée du Louron pour le vendredi 10 juillet.
Le préfet des Hautes-Pyrénées, Jean Salomon, a signé, le 6 juillet 2026, un arrêté instaurant un périmètre de protection sur les communes de Génos et Loudenvielle dans le cadre du voyage officiel du Président de la République dans le département. Cette décision s’appuie notamment sur les dispositions de l’article L. 226-1 du code de la sécurité intérieure, qui autorise le représentant de l’État à réglementer l’accès et la circulation autour d’un lieu ou d’un événement exposé à un risque d’actes de terrorisme. L’arrêté rappelle également que le niveau du plan Vigipirate est fixé à « Urgence Attentat » et souligne la nécessité de renforcer les mesures de sécurité à l’occasion de ce déplacement officiel.
Un dispositif en vigueur le vendredi 10 juillet
Le périmètre de protection sera appliqué le vendredi 10 juillet 2026, de 7 heures à 22 heures, sur les communes de Génos et Loudenvielle. Selon l’arrêté préfectoral, cette mesure vise à prévenir tout risque d’acte de terrorisme durant la présence du chef de l’État dans les Hautes-Pyrénées. Les autorités considèrent que cette visite constitue un enjeu majeur en matière de sécurité, dans un contexte de menace terroriste qualifiée de prégnante sur le territoire national.
Des limites géographiques précisément définies
Le périmètre est délimité par plusieurs points d’accès, conformément au plan annexé à l’arrêté : au nord : intersection de la RD 25 et de la RD 325, au niveau de Clouderet ; à l’est : intersection de la RD 618 et de la RD 117, à Balestas ; au sud : commune de Germ, au niveau de la mairie ; à l’ouest : commune de Génos, à l’intersection des routes départementales 225 et 25. Ces différents accès constitueront les points de contrôle mis en place pendant toute la durée du dispositif.

Contrôles des piétons et des véhicules
L’arrêté prévoit des mesures spécifiques pour accéder au périmètre. Pour les piétons, des palpations de sécurité, une inspection visuelle ainsi que la fouille des bagages pourront être réalisées sous l’autorité d’un officier de police judiciaire. Ces vérifications sont soumises au consentement des personnes souhaitant pénétrer ou circuler dans le périmètre. En cas de refus, les personnes concernées ne seront pas autorisées à entrer dans la zone protégée ou pourront être reconduites à l’extérieur du périmètre conformément aux dispositions du code de procédure pénale. Les véhicules feront également l’objet de contrôles. Leur accès et leur circulation seront conditionnés à une visite du véhicule, effectuée avec l’accord du conducteur, sous l’autorité d’officiers de police judiciaire et des agents habilités.
Les autorités chargées de la mise en œuvre
L’exécution de cet arrêté est confiée à plusieurs autorités de l’État et des collectivités locales. Sont notamment concernés la sous-préfète, directrice de cabinet de la préfecture des Hautes-Pyrénées, la sous-préfète de Bagnères-de-Bigorre, le commandant du groupement de gendarmerie départementale ainsi que les maires de Génos et de Loudenvielle.
Création d’une Zone d’Interdiction Temporaire au-dessus d’une partie de la vallée du Louron
Signé le 6 juillet 2026 par le préfet des Hautes-Pyrénées, Jean Salomon, l’arrêté préfectoral crée une Zone d’Interdiction Temporaire (ZIT) au-dessus d’une partie de la vallée du Louron. Cette mesure sera en vigueur le vendredi 10 juillet 2026, de 10 heures à 15 heures, et concerne un périmètre de 5 kilomètres de rayon centré sur le lac de Génos. La zone s’étendra du sol jusqu’à une altitude de 3 000 pieds, soit environ 900 mètres. Le périmètre couvre les communes de Loudenvielle, Germ, Génos, Loudervielle, Adervielle-Pouchergues et Estarvielle.
Une mesure motivée par la protection des hautes autorités de l’État
L’article premier de l’arrêté est explicite sur les raisons de cette restriction exceptionnelle. Il précise que cette zone est créée « pour les besoins liés à la protection des hautes autorités de l’État ». Si le document ne cite à aucun moment le nom du président de la République, cette formulation, associée aux informations faisant état de la préparation d’une venue d’Emmanuel Macron à Loudenvielle, constitue un nouvel élément concret allant dans ce sens. La création d’une telle zone de survol est une procédure habituellement mise en œuvre lors des déplacements de personnalités bénéficiant d’un dispositif de sécurité renforcé.
Des restrictions pour l’ensemble des aéronefs
Pendant la période d’activation, le contournement de la zone sera obligatoire pour tous les aéronefs relevant de l’aviation générale ou militaire, y compris les drones. Seuls seront autorisés à pénétrer dans le périmètre les aéronefs d’État ainsi que ceux assurant des missions de secours, de sauvetage, de sécurité publique ou de défense lorsque leur mission ne permet pas d’éviter la zone. Les services de la circulation aérienne continueront toutefois d’assurer leur mission auprès des appareils autorisés à évoluer dans cet espace.
Des sanctions prévues en cas d’infraction
L’arrêté rappelle que les commandants de bord et les télépilotes qui ne respecteraient pas cette interdiction s’exposent aux sanctions prévues par le Code des transports. Comme le prévoit la réglementation, ces dispositions seront portées à la connaissance des usagers de l’espace aérien par la voie de l’information aéronautique.
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