Le collectif s’est exprimé dans un communiqué de presse présenté comme tel :
« Ce dossier, porté par les entreprises PSI, Dalkia et Arkema, soutenue par le Président de la communauté de communes du plateau de Lannemezan, consiste à brûler dans une chaudière des déchets d’ameublement et de biomasse afin de produire de la vapeur d’eau pour l’utilisation qu’en fait Arkema.
L’objectif pour les industriels consiste à réduire leur consommation de 18 milles tonnes de Gaz par an.
Le premier avis que nous portons sur le projet nécessite effectivement une confrontation dans
le cadre d’un débat public entre les citoyens, les organisations syndicales de salariés des sites
concernés, les associations environnementales, les porteurs de projets, les collectivités
territoriales et l’Etat.
La nécessité d’ouvrir les portes de la démocratie, évacuée sur ce dossier, pour aborder les
questions relevant de la politique régionale de réduction de déchets. Nous pourrions penser
immédiatement à limiter leur production mais aussi l’enfouissement dans le sol et dans
l’espace. Le cadre opérationnel d’une telle politique ne peut rester dans les seules mains des
spécialistes.
Le premier constat est qu’aucune politique publique d’Etat n’est contraignante pour limiter
la production de déchets à la source, notamment en supprimant les suremballages de
l’industrie d’origine fossile, donc dérivée du pétrole.
Le second constat est bien que la diversité des déchets produit nécessite une approche de
politique publique qui ne délègue pas la compétence sans les moyens aux collectivités
territoriales qui elles même font appel au secteur privé lucratif pour s’en charger.
La production totale de déchets non traités par les syndicats mixtes dans notre pays constitue
donc une manne financière de plusieurs milliards pour les entreprises privées.
Le troisième constat est bien celui des techniques d’élimination des déchets, en l’occurrence
comment se prémunir de la toxicité. Ce qui relève de la chimie et de la transformation des
molécules en gaz ou en métaux lourds, en particules assimilables par les organismes vivants,
donc aux conséquences des émanations sur la santé humaine. Cela exige une clarification
technique. Celle- ci est possible aujourd’hui au regard de l’état des connaissances à condition
que les fiches de sécurité déclinant les caractéristiques des produits entrant dans la chaudière
soient identifiées produit par produit.
Il conviendra aussi de connaître les températures auxquelles les produits devraient être brûlés
pour estimer leur transformation chimique ou pas.
Charge aux études et aux confrontations des études de prouver la non toxicité par des moyens
techniques adéquats, par exemple la durée de vie totale des émissions jusque dans les filtres.
En l’état actuel, le PCF NO pasaran plateau de Lannemezan et vallées souhaite que les
porteurs de projets appliquent le principe de précaution en procédant au moratoire sur la
construction de la chaudière.
Les réponses suivantes devront être apportées par les porteurs de projets.
Conduite d’un audit sur les process, les caractéristiques techniques de chaque produit
entrant, les températures de chauffe, la durée de vie totale filtre inclus.
Conduite d’un débat public avec les acteurs mentionnés ci-dessus, quel est le plan régional
opérationnel pour réduire drastiquement à la source les déchets et les traiter en intégrant
l’innocuité pour tous les organismes vivant.
Montage financier, pourquoi le contribuable paye l’enlèvement des déchets, que l’entreprise
chargé du tri est rémunérée une première fois puis est subventionné par l’ADEME et d’autres
fonds publics. Quel est le gain total pour les entreprises privées?
Nous exigeons la prise en charge intégrale par un service public de gestion de tous les
déchets ».
Capvern, le 23 juillet 2024.


