Le mot « harki » est un terme générique pour désigner l’ensemble des supplétifs qui ont combattu aux côtés de la France durant la guerre d’Algérie (1954 à 1962). Le registre de l’armée française compte plus de 160 000 harkis engagés tout au long de la guerre d’Algérie. En 1962, près de 80 000 d’entre eux seront accueillis en métropole fuyant les représailles du front de libération national (FLN).
La journée nationale d’hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives est célébrée chaque année le 25 septembre. À Lourdes, une cérémonie était organisée au square de la Médaille militaire en présence d’élus locaux, des représentants des forces de l’ordre et des associations patriotiques.
Après l’hommage à ses parents d’André Ladjini, fils de harkis et président départemental des anciens combattants et victimes de guerre, lecture a notamment été faite du message de Patricia Miralles, ministre chargée de la mémoire et des anciens combattants. Extrait :
« En rendant hommage aujourd’hui aux harkis et à leurs familles, nous célébrons ce qu’ils ont apporté à la France en la défendant mais aussi la fidélité remarquable dont ils ont témoigné. La mémoire des harkis est un hommage à la meilleure part de la France. Elle doit être valorisée, cultivée, diffusée. Plus que tout, elle doit être respectée. […] Car la France ne peut oublier celles et ceux parmi les siens qui ont été si cruellement meurtris pour croire en elle. Vive la République ! Vive la France ! »


