Trois jeunes du département ont été mis en lumière lors de la journée du handisport haut-pyrénéen. Un moyen aussi de mettre en avant le handisport, encore trop peu pratiqué.
Doudoune grise, assortie au trophée qu’il vient de recevoir, Riwal Quefelean pratique le cyclisme depuis trois ans, d’abord chez les valides, puis en paracyclisme. À 15 ans, il a déjà un beau parcours, notamment des stages au CREPS, et des participations à des compétitions régionales et nationales. Il a même pu rencontrer Alexandre Léauté, « seul paracycliste » a pouvoir vivre de son sport aujourd’hui, souligne la maman de Riwal. Alors, même si « c’est compliqué d’en vivre, je m’entraîne tous les jours » souffle le jeune cycliste.
Une détermination partagée par Clément Talbot, 14 ans, qui pratique le tennis de table : « Je faisais du VTT, un ami m’a proposé d’essayer », et il tombe sous le charme d’un sport qui permet « de jouer, d’avoir de la précision ». Jusqu’à l’emmener, lui aussi, dans des stages nationaux. Il est même arrivé premier aux jeux nationaux de l’avenir handisport, et « espère continuer à gagner des matchs » et même « essayer de participer aux championnats de France. »
Discipline paralympique découverte par le grand public lors des jeux l’an dernier, Lou Turon Laborde, 14 ans, connaît la boccia depuis deux ans et demi. Un sport qu’il pratique à Tarbes « avec de la stratégie » et puis « il aime bien la compétition » sourit Julie, sa maman. Compétitions auxquels il s’est frotté au niveau régional, et national, l’année dernière et cette année. Et il compte bien y repartir cette année.
Développer le handisport
Récompensés cette année par le comité handisport du 65, ces jeunes sont aussi un exemple pour tous. Car le handisport reste encore trop peu présent sur le département, même s’il s’y est développé, passant d’une vingtaine de licenciés il y a quatre ans à 130 aujourd’hui. Mais les Jeux Paralympiques n’ont pas eu un si fort impact, et du travail reste à faire. « On est un territoire rural, avec des soucis de transport et un manque de connaissances » explique Maëva Ballorca, chargée de mission au comité départemental du handisport. Alors, elle continue de mettre en avant les clubs qui existent : Pelote basque, parapente, triathlon, randonnée… Et espère que d’autres clubs sportifs ouvriront leurs pratiques. Elle organise aussi toutes les semaines des activités pour les jeunes en situation de handicap sur le département. L’occasion de développer des activités accessibles à tous et toutes, quel que soit le handicap et le niveau sportif. Et qui sait, peut-être que les futurs champions paralympiques, seront Bigourdans.


