La MDM Compagnie présente son premier spectacle « R (maison) Nance » samedi soir. Trois questions à Marine Andrea Plante, directrice artistique et chorégraphe.
À quoi s’attendre avec ce spectacle ?
C’est l’évolution d’une pièce créée il y a plusieurs années. On joue sur les mots : la « raison » et « résonance ». Ça va être la résonance du cœur face à la raison de l’esprit. La pièce dure 50 minutes, et l’idée, c’est qu’on est concentré dans trois actes sur trois différents personnages. L’idée c’est que chacun puisse se sentir concerné. Dans tous nos spectacles, il y a toujours cette dualité de choix qui va induire des conséquences sur l’évolution du personnage, son aventure. Les parts sombres, les parts de lumières, et finalement, c’est ce que nous vivons en tant qu’humains…
Il y en aura pour tous les goûts…
Nous, nous avons un socle de danse jazz, parce que cela a toujours été notre base de travail. Mais on va retrouver des éléments académiques, des éléments urbains, des éléments de fusion, hybrides, contemporains. Avec Jordan (co-chorégraphe de la compagnie NDLR) nous avons nos inspirations, nos origines… On vient de deux cultures distinctes, et on retrouve ce socle d’outre-mer. Ça fait aussi suite à la première compagnie de danse, Hamametis, créée par Odile Vignes (fondatrice du centre MDM65).
Et puis, c’est ce qui habite chacun des onze danseurs. Nous avons mis en place des laboratoires pour qu’ils puissent chercher ce qu’ils avaient envie de transmettre à travers cette création. C’est la caisse de résonance de chaque danseur, l’individualité de chacun, leur singularité, mais à la fois le collectif.
C’est une manière aussi de promouvoir l’art local ?
Nous avions déjà présenté un extrait de la pièce à Paris en février et un extrait à la Bamba la saison passée. Présenter ce projet final à Lourdes, c’est une consécration, et en même temps, c’est tellement de travail. Nous avons presque construit tous les morceaux originaux en studio. Il n’y a pas énormément de propositions culturelles de ce type sur le secteur. On a tellement l’habitude d’aller à Pau, à Tarbes… Là, c’est à Lourdes. Je dirais : venez soutenir les artistes du secteur et découvrir cette pièce qui va parler à tous les cœurs !


