Unique en son genre, le trophée Tsirelle commence à s’installer comme une institution à Lourdes. L’occasion de mettre à l’honneur la danse classique de jeunes en formation.
De pas gracieux, les jeunes danseuses s’avancent sur la scène de l’espace Robert Hossein. Une dernière entrée avant de chacune recevoir un prix, et une mention, qui couronne parfois plusieurs années de pratique. Car c’est toute la particularité du Trophée Tsirelle, « un concours unique, pédagogique, on ne cherche pas un gagnant ou un perdant, mais à faire avancer les écoles amateurs », souligne Florence Letessier, organisatrice de l’événement.
Le trophée Tsirelle est en effet unique en son genre, ouvert aux jeunes danseurs et danseurs classiques toujours en formation, amateurs ou pré-professionnels. Une idée sortie de la tête de Florence Letessier, il y a déjà 20 ans. Cette danseuse et professeure crée une première mouture du concours à Paris. Puis, en venant s’installer à Tarbes, elle amène avec elle une deuxième version « Sud » du concours, il y a dix ans. Le Trophée Tsirelle Sud a finalement trouvé une terre d’accueil à Lourdes il y a trois ans après plusieurs années d’instabilité. Une arrivée dans la cité mariale sous l’impulsion de Maxcelia Carré de Baila Ya : « On veut pouvoir donner l’opportunité de voir de belles prestations de danse classique à Lourdes, ça a un vrai impact dans la ville. »
220 danseurs et danseuses
Tout au long du week-end, 220 danseurs et danseuses ont partagé leur art au public qui a rempli les gradins. « Ça déplace les foules, ça fait vivre les hôtels, les restaurants… », sourit Martine Hurabielle, d’Espace Danse, qui a vu naître le concours de son amie et est devenue bénévole de l’événement. « Une vraie vitrine de ce qu’on peut faire dans la région », confirme Martine. Si les compétiteurs et compétitrices venaient de plus ou moins loin (Montpellier, Bordeaux…), certains ont même fait le voyage depuis Paris pour participer, le concours organisé dans la capitale étant souvent complet. Mais pour autant, le niveau ici est tout aussi bon. Un niveau récompensé par les médailles et les mentions accordées aux danseurs et danseuses. Sur scène, difficile pour les compétitrices du dimanche de cacher joie et émotion lorsque l’on s’avance pour récupérer son prix. Toutes et tous espèrent être de retour à Lourdes l’année prochaine, pour continuer à faire rayonner la danse classique, « un patrimoine né sous Louis XIV, une discipline exigeante » énonce la fondatrice. Une discipline qu’elle compte bien continuer de mettre en lumière.


