La chute du gouvernement Barnier mercredi soir n’a pas dissipé les craintes des l’intersyndicale de la fonction publique à Tarbes. Ils étaient nombreux en effet à manifester dans les rues de Tarbes ce jeudi 5 décembre. Le rendez-vous avait été fixé sur la place de Verdun à Tarbes à 10h. Le cortège s’est ensuite rendu devant la préfecture pour la prise de parole de l’intersyndicale.
Ce jeudi 5 décembre, les rues de Tarbes ont résonné au rythme des revendications des agents de la fonction publique. Répondant à l’appel de l’intersyndicale des Hautes-Pyrénées, des centaines de manifestants se sont rassemblés sur la place de Verdun à 10h, avant de défiler jusqu’à la préfecture où une prise de parole a marqué le point culminant de cette mobilisation.
Une journée de grève et d’actions pour dénoncer une politique perçue comme austéritaire et défendre les services publics, essentiels au fonctionnement de la société.

Un contexte tendu, des inquiétudes persistantes
Si la chute du gouvernement Barnier mercredi soir a bouleversé l’échiquier politique, elle n’a pas suffi à calmer les inquiétudes des agents publics. Ces derniers se disent fatigués des réformes successives, comme celle des retraites, du gel des salaires ou encore des dégradations constantes des conditions de travail dues à un manque criant de moyens humains et financiers.
Les agents, fonctionnaires comme contractuels, dénoncent également une tentative de les transformer en « boucs émissaires de la dette publique ». La grogne s’est intensifiée face aux récentes propositions de l’ancien ministre de la Fonction publique, M. Kasbarian. Parmi les mesures contestées : l’instauration de trois jours de carence, la réduction de l’indemnisation des arrêts maladie et la suppression de la Garantie individuelle du pouvoir d’achat (Gipa).

Les syndicats montent au créneau
Les organisations syndicales locales (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA) rejettent catégoriquement les arguments avancés par le gouvernement démissionnaire. « Contrairement aux idées reçues, les enquêtes officielles montrent que les agents publics ne sont pas plus absents que leurs homologues du secteur privé », soulignent-elles.
Elles rappellent également que la grande majorité des salariés du secteur privé ne subissent pas de jours de carence : 70 % d’entre eux n’en ont aucun, un chiffre atteignant 80 % dans les grandes entreprises. Les syndicats réclament ainsi une véritable égalité de traitement entre les secteurs public et privé, loin de ce qu’ils considèrent comme une stigmatisation des fonctionnaires.

Un combat pour les services publics
Au-delà de leurs propres revendications, les agents publics et leurs syndicats ont profité de cette journée pour mettre en lumière les conséquences d’une politique d’austérité généralisée. La détérioration des services publics, de l’hôpital à l’éducation en passant par les infrastructures administratives, est une source de préoccupation majeure. Les manifestants dénoncent des coupes budgétaires qui affectent la qualité des prestations et creusent les inégalités sociales.

Une mobilisation exemplaire à Tarbes
La mobilisation à Tarbes reflète un mouvement national de mécontentement, témoignant de l’exaspération croissante face à des politiques jugées injustes et inefficaces. Les agents publics, épaulés par leurs syndicats, ont réaffirmé leur rôle indispensable dans le tissu social et économique du pays. Leur message est clair : ils refusent d’être les victimes collatérales des choix politiques et économiques, et exigent une reconnaissance à la hauteur de leur engagement quotidien.
Le rassemblement de ce jeudi est un signal fort envoyé aux décideurs, dans l’espoir que la prochaine équipe gouvernementale prenne enfin la mesure des enjeux soulevés.












