Une centaine de personnes a répondu à l’appel du CDDF 65 pour manifester dans les rues de Tarbes au cours d’une marche en hommage à Lyhanna, la petite fille tuée dans le Gers et contre les violences sexistes et sexuelles. Les manifestants réclament toujours une loi intégrale contre ces formes de violences. « On ne veut pas des promesses, on veut des actes. » La mobilisation reste entière. On vous explique tout.
« On ne veut pas de promesses, on veut des actes. » L’une des porte-paroles du collectif des droits des femmes des Hautes-Pyrénées a le sens de la formule. Toujours mobilisé contre les violences sexistes et sexuelles, le CDDF65 a appelé à manifester dans les rues de Tarbes pour rappeler leur détermination et leur mobilisation en faveur de l’adoption d’une loi intégrale contre ce type de violences et le traitement des plaintes dans des délais raisonnables.
Une centaine de personnes ont répondu à l’appel pour défiler dans les rues de Tarbes. Parti de la place Verdun, le cortège a fait des arrêts devant le tribunal de Tarbes, la mairie, le commissariat avant de converger vers la préfecture.
« Nous sommes là pour rendre hommage à Lyhanna. Elle aurait dû être avec sa famille, ses amies… » a regretté une porte-parole du CDDF65 au micro. Pour les membres du collectif, leur combat continue en faveur de l’adoption d’une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Et l’annonce du Premier ministre Lecornu sur l’inscription d’une loi intégrale à l’examen ? « C’est le résultat des mobilisations partout en France. Il faut que ces mobilisations se poursuivent quelles que soient leurs formes. Il aura fallu la mort de Lyhanna malheureusement pour qu’on soit entendus. Le mouvement s’est étendu depuis quelques semaines. Il ne faut pas que cela retombe. »

« Les viols que nous subissons ne sont pas des stocks à gérer »
Les militantes du CDDF65 disent qu’elles seront particulièrement vigilantes lors de l’examen de la loi. « Il faut des moyens supplémentaires. Il faut soutenir les associations, le secteur de la psychiatrie, les organismes de prévention qui peuvent limiter la récidive… On ne peut pas faire à moyens constants. »
À chaque arrêt, une militante a pris le micro pour rappeler le manque de moyens de la justice en France par rapport à ses voisins européens avec deux fois moins de juges par habitant, les difficultés rencontrées par le commissariat de Tarbes en 2024 exposées dans un rapport confidentiel du parquet de Tarbes avec un stock de plaintes très important. « Les viols que nous subissons ne sont pas des stocks à gérer » s’est emportée une militante au micro devant les grilles du commissariat de Tarbes.
L’occasion aussi de rappeler l’importance de la prévention : « la meilleure victoire contre le viol, c’est quand il n’a pas lieu… »


