Au programme estival de l’Espace Jeunes de la Maison des Jeunes et de la Culture, la MJC Vic, étape sur le site du Castelbielh à Saint-Lézer pour une quinzaine de jeunes ; un chantier qui sans reprendre le cours d’une histoire multimillénaire s’inscrit dans une volonté partagée aux multiples dimensions.
Ici, bien avant « nos ancêtres les Gaulois », une vie sur le « Castrum Bigorra Romain », une vie à laquelle des érudits locaux tels Prosper Roch l’instituteur ou Norbert Rosapelly, Xavier de Cardaillac, l’abbé Gardey, Roland Coquerel, …. se sont attachés ; jusqu’au regard et recherches d’universitaires dirigées par Christian Darles de l’école d’architecture de Toulouse, soutenus par des habitants du site tels Ivan Mikolasek ou les frères Sienne avec l’association créée « Bigorra », ou le professeur d’histoire Stéphane Abadie. Des campagnes de fouilles, un chantier et un sentier archéologique…
Certes un regain d’intérêt pour l’histoire inspiré aussi par la littérature romanesque qui met au-devant des scènes et divertissements spectaculaires des héros d’où Gaston Fébus et d’Artagnan émergent ; et puis des projets.
À ce rang, un chantier jeunes mené en partenariat entre la MJC Vic, dont l’Espace Jeunes avec l’animateur Martin LeDanvic ainsi que Camille Campourcy, Anyah Chenot ; le service Jeunesse de la Communauté de communes Adour-Madiran, CCAM avec Mélanie Lamarque ; à l’œuvre, Yael, Diego, Lorenzo, Luna, Kévin, Amy, Giulia, Alexis, Arthur, Jules, Roxane, Noah, Rubben, Timéo, Louise et Louis. Mission ? Préservation des vestiges antiques de Saint-Lézer, « action concrète alliant transmission des savoirs, engagement citoyen et valorisation du patrimoine local ».
Protection des vestiges d’une ancienne muraille du Castrum de Bigorra, site historique majeur autrefois point stratégique de défense de la vallée de l’Adour et de la plaine de Tarbes, pour un chantier alliant technique et transmission ; différentes étapes et travaux déjà réalisés lors de précédentes opérations « techniques et méthodes éprouvées et validées par des spécialistes universitaires de la conservation du patrimoine. »
Grâce à l’intervention du CAUE et de la responsable archéologique du Département, les jeunes ont découvert l’histoire du site, son organisation et les enjeux de sa conservation. Les archives des anciennes fouilles leur ont permis de mieux comprendre l’évolution du site et l’importance des gestes réalisés aujourd’hui pour transmettre ce patrimoine aux générations futures. (à suivre)


