Plus de soixante ans après leur jumelage, Tarbes et Huesca continuent de faire vivre leurs relations. À l’occasion des fêtes de la ville espagnole, Pascal Claverie s’est rendu ce week-end à Huesca avec une délégation d’élus tarbais. Le maire a notamment évoqué de nouvelles pistes de coopération entre les deux villes.
Le maire de Tarbes, Pascal Claverie, s’est rendu ce week-end à Huesca, en Espagne, pour participer à l’ouverture des fêtes de la ville. Accompagné de plusieurs élus Tarbais, il a retrouvé son homologue Lorena Orduna et évoqué les liens qui unissent les deux villes depuis plus de 60 ans, mais aussi les projets qui pourraient encore les rapprocher.
Un jumelage qui perdure
Dans son discours, Pascal Claverie a rappelé que les relations entre Tarbes et Huesca ne datent pas seulement de leur jumelage officiel. « Déjà, il y a deux siècles, sur la place du Marcadieu, nos villes fourmillaient d’échanges au rythme du commerce des mules venues d’Aragon » a-t-il rappelé. Le maire Tarbais a surtout insisté sur la nécessité de faire vivre cette proximité à travers de nouveaux échanges. « Nous allons, c’est certain, prolonger les échanges culturels, sportifs et éducatifs » a-t-il déclaré, se réjouissant notamment de voir « nos enfants venir en voyages scolaires ».
Vers une collaboration renforcée
Lors de sa venue à Tarbes, Lorena Orduna avait proposé à son homologue de préparer un dossier dans le cadre du POCTEFA. Ce programme européen soutient les projets de coopération transfrontalière entre la France, l’Espagne et Andorre, notamment pour développer durablement les territoires concernés. Il pourrait ainsi permettre aux deux villes de concrétiser de nouvelles initiatives communes. « Je vous dis oui ! » a répondu Pascal Claverie. L’élu souhaite notamment profiter de cette coopération pour « approfondir les liens et la coopération économique, développer ensemble des innovations, rapprocher nos recherches universitaires et faire naître de nouvelles activités et de nouveaux emplois ».
Des liens qui s’étendent au-delà des frontières
Pour Pascal Claverie, cette volonté de rapprochement dépasse les seules relations entre les deux municipalités. « Nous ne sommes pas de ceux qui veulent fermer les frontières avec l’Espagne, ni vous exclure de l’espace Schengen » a-t-il lancé. « Les défis que nos pays rencontrent sont collectifs, et ils sont nombreux. Ils ne peuvent que se résoudre ensemble ».
Le maire de Tarbes a également évoqué, en fin de discours, l’histoire de sa mère, Angela Blanco, arrivée en France après avoir fui la guerre civile espagnole. Un récit personnel qui fait écho à son attachement à l’Espagne, matérialisé par sa détention de la nationalité espagnole, permise par la loi espagnole sur la mémoire démocratique.
Devant les élus de Huesca, Pascal Claverie a finalement conclu son discours en résumant simplement : « Vive Tarbes, vive Huesca, vive l’Espagne ».


