Pompier, aventurier et maintenant écrivain, Cédric Ballarin publie son premier livre sur le feu :  » Cet ouvrage, c’est comme un médicament, je veux qu’il aide les gens « 

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l’essentiel
Cédric Ballarin sort le 27 octobre prochain son livre intitulé « PS : ce que le feu m’a appris », aux éditions Arcane 17. C’est à la suite d’une période compliquée de sa vie que ce pompier de métier décide de partir pour un voyage de près de neuf mois à travers l’Asie. En parallèle de ce voyage, il commence l’écriture de son livre. Dans celui-ci, il relate ses interventions marquantes, en ouvrant la réflexion sur des questions plus profondes.

Cédric Ballarin est pompier depuis plus de trente ans. Il débute sa carrière à Tarbes, puis rejoint les sapeurs-pompiers de Paris. C’est en juin 2024, en raison d’une période compliquée de sa vie, notamment marquée par une rupture amoureuse, qu’il décide de partir pour un long voyage en Asie. Son périple commence en Inde, avant de se poursuivre dans plusieurs pays, parmi lesquels le Laos, le Népal, la Chine ou encore le Japon. C’est lors de ce voyage qu’il se lance dans l’écriture de son livre « PS : ce que le feu m’a appris ».

Vous aviez déclaré que vous ne pensiez pas être capable d’écrire un livre. Qu’est-ce qui a motivé cette décision de finalement franchir le pas ?

Ce livre s’est imposé à moi. C’est comme être pompier. C’est quelque chose de plus fort que nous. J’avais mal et ce livre m’a permis de mettre des mots sur des maux. J’essayais d’arrêter de fumer alors je tenais un petit carnet. Petit à petit, ce carnet s’est transformé en thérapie. Ce livre, c’est comme un outil.

À quoi fait référence le « PS » dans le titre ?

PS, c’est un clin d’œil au métier de pompier. Cela veut dire « Premier Secours », et cela fait référence au fait que je suis formateur aux gestes de premiers secours depuis longtemps. Mais c’est aussi le nom d’un camion chez les sapeurs-pompiers de Paris, le PSE. Enfin, c’est une référence à une personne qui se reconnaîtra.

Quel message souhaitez-vous véhiculer avec ce livre ?

Ce livre, il va parler à beaucoup de personnes. Il n’a pas d’âge. Ce livre, il est universel, il parle de résilience, d’amour, de persévérance, de douleur et de transformation. Il n’y a pas d’âge pour se transformer. J’espère que ce livre pourra aider les gens qui le liront. Les gens ont besoin d’entendre qu’ils sont beaux. Si on écoute les gens, on n’arrivera à rien. Ce livre, c’est comme un médicament, je veux qu’il aide les gens. J’ai envie de partager ma vulnérabilité, mais malgré tout montrer que j’ai réussi à faire tout ce que j’ai fait.

Dans ce livre, vous parlez de vos interventions en tant que pompier, dont certaines ont pu être traumatisantes. Y a-t-il eu des passages compliqués à écrire ?

Les gens assimilent les pompiers au feu. C’est normal, c’est spectaculaire, cela fait des images impressionnantes. Mais en réalité, ce qui marque, ce sont des détails. Une odeur, une sensation, ce que l’on a pu ressentir. À chaque intervention, je fais un parallèle avec ce que j’ai vécu. J’ai parfois assisté à des scènes où je me suis demandé : qu’est-ce qui peut faire vriller quelqu’un à ce point ? Et dans ma vie, pourquoi à certains moments ai-je moi aussi semblé « vriller » ?

Que diriez-vous à ceux qui, comme vous, traversent une période difficile ? Et que diriez-vous à votre « vous du passé » ?

Je leur dirais « la vie est belle ». Une fois que j’ai dit ça, la vie est difficile aussi. Les moines bouddhistes avec qui j’étais au Népal n’ont cessé de me dire « rien n’est permanent ». Quand on est dans un moment compliqué, on n’a pas la conscience de se dire « ça ne va pas durer », et encore moins quand on est heureux. Mais malgré tout ce que j’ai pu voir, en intervention ou ailleurs, j’ai juste envie de dire « la vie est belle ». Quant à moi, si on m’avait dit que j’écrirais un livre ou que je ferais un tour du monde, j’aurais répondu « n’importe quoi ». Croyez en la vie, elle est surprenante. Comme on dit en anglais « trust the process » (croyez en le processus, ndlr).

Vous avez été sapeur-pompier, avez entrepris un tour du monde et maintenant vous écrivez un livre. Comment faites-vous pour garder la motivation d’en faire plus après tous ces caps franchis ?

Ce livre, c’est comme une autobiographie. À côté, j’ai écrit mon deuxième livre, qui lui est un roman. Je voulais aussi écrire un roman sur les pompiers. Je voulais parler de moi sous un autre angle. Cela raconte ma vie de pompier à Paris, mais c’est un roman, cela donne plus de possibilités. Donc j’ai écrit un deuxième livre. Peut-être que je serai écrivain. La vie est juste incroyable. Si on est capable de croire en soi, on peut tout faire.



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