À l’appel d’une large intersyndicale, salariés, retraités, précaires et demandeurs d’emploi ont défilé ce jeudi 18 septembre à Tarbes entre la Bourse du Travail et la place de Verdun. Les organisations syndicales dénoncent la « brutalité » des annonces gouvernementales et réclament une réorientation des choix politiques.
Jeudi 18 septembre, dès 10H30, le cortège s’est élancé de la Bourse du Travail pour rejoindre la place de Verdun, en plein centre-ville de Tarbes. De nombreuses personnes (3 200 manifestants selon les forces de l’ordre, 5 000 selon les syndicats) avaient répondu à l’appel de l’intersyndicale départementale, qui regroupait la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT, FO, la FSU, Solidaires et l’UNSA.
Les syndicats ont affiché leur unité face aux annonces budgétaires présentées en juillet par le Premier ministre, dénonçant une « brutalité sans précédent » et affirmant que « les travailleurs et travailleuses sont en colère ».
Des mesures jugées injustes
Parmi les points de crispation figurent la suppression le gel des salaires des fonctionnaires et des prestations sociales, la désindexation des retraites, le doublement des franchises médicales ou encore la remise en cause de la cinquième semaine de congés payés.
Selon l’intersyndicale, ces orientations font peser « encore une fois » l’effort sur les salariés, retraités, précaires et malades, tandis que « les plus grandes entreprises continuent de capter 211 milliards d’euros d’aides publiques ».
Une crise sociale et démocratique
Les syndicats estiment que la France traverse « une profonde crise sociale et démocratique » depuis la réforme des retraites. Ils alertent sur l’augmentation des inégalités, le nombre croissant de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, la dégradation des services publics et la difficulté pour beaucoup de « vivre dignement de leur travail ».
Ils dénoncent également une stratégie de « diversion » du gouvernement après le vote de confiance du 8 septembre, sans modification du projet de budget.
Les revendications mises en avant
À travers cette mobilisation, l’intersyndicale des Hautes-Pyrénées a rappelé ses principales demandes : des moyens renforcés pour les services publics ; des mesures contre la précarité et pour la solidarité ; des investissements dans une transition écologique « juste » et la réindustrialisation ; une réforme fiscale taxant davantage les gros patrimoines et conditionnant les aides aux entreprises ; une protection sociale de haut niveau et l’abandon de la retraite à 64 ans.






















À l’appel des syndicats CGT et Sud Santé Sociaux Solidaires, les salariés de l’ADAPEI des Hautes-Pyrénées ont cessé le travail ce jeudi 18 septembre. Un rassemblement s’est tenu dès 13 heures devant l’établissement d’Azereix.
Le mouvement de grève a été lancé dans le cadre de la journée nationale interprofessionnelle de mobilisation du 18 septembre 2025, à l’appel des organisations syndicales CGT et Sud Santé Sociaux Solidaires. À Azereix, les personnels de l’ADAPEI des Hautes-Pyrénées ont répondu à cet appel en organisant un débrayage devant l’EAM (Établissement d’Accueil Médicalisé).
Des revendications autour des moyens et des conditions de travail
Dans leur préavis, les syndicats réclament « des moyens humains et financiers à la hauteur des missions de service public » et dénoncent « la logique marchande » dans le secteur médico-social.
Ils demandent également : une revalorisation immédiate des salaires ; des recrutements supplémentaires de personnels qualifiés ; une amélioration des conditions d’accueil et de prise en charge.
Une déclinaison dans le contexte de l’ADAPEI
Les revendications nationales ont été adaptées à la situation locale. Les salariés réunis devant l’établissement d’Azereix ont mis en avant les besoins spécifiques des services et la nécessité de renforcer les équipes afin d’assurer la qualité des accompagnements.
Un préavis couvrant l’ensemble des établissements
Le préavis de grève, adressé au directeur général de l’ADAPEI des Hautes-Pyrénées, couvrait « l’ensemble du personnel des établissements, toutes catégories professionnelles confondues », pour la journée entière du jeudi 18 septembre, de minuit à minuit.


