Jacques Béhague, le candidat LR sur la 2ᵉ circonscription, ne se présente pas pour faire de la figuration. Soutenu par le maire et président de l’agglomération, il pense qu’il peut créer la surprise.
Dans le cadre des élections législatives 2024, Jacques Béhague, candidat de la 2ᵉ circonscription pour Les Républicains, a présenté son suppléant en la personne de Bruno Gabellieri, ancien directeur général de société. Ils ont évoqué leur campagne sur la 2ᵉ circonscription des Hautes-Pyrénées. Le maire de Tarbes et président de l’agglomération, Gérard Trémège, était présent afin de soutenir son ami Jacques Béhague.
Sylvain Peretto, secrétaire LR des Hautes-Pyrénées, était heureux d’accueillir à Lourdes les deux candidats. « Je suis très heureux de vous voir à Lourdes. Vous êtes ici chez vous. Merci à tous les militants de la première heure d’être là aussi. Nous savons que nous pouvons compter sur vous. Vous êtes le noyau dur. Merci à nos deux candidats d’avoir voulu vous engager sans hésitation dans cette bataille. Oui, c’est très difficile, nous le savons, vous le savez, mais rien ne vous fait peur. La France part dans tous les sens. Nous, nous sommes toujours fidèles à nos valeurs. Nous sommes toujours vivants et présents. Nous ne nous laisserons pas intimider par les uns ou les autres. Nous sommes remplis d’espoir. Nous menons une campagne de terrain dans un délai très court. Habituellement, une campagne législative se mène façon marathon, là, elle se déroule façon sprint. Vous pouvez compter sur nous. Nous sommes à vos côtés pour vous aider et vous amener le plus loin possible et, pourquoi pas, créer la surprise. »
« Je suis venu pour soutenir mon ami Jacques Béhague »
Gérard Trémège, maire de Tarbes et président de l’agglomération, était là pour soutenir Jacques Béhague. « Je suis venu pour soutenir mon ami Jacques Béhague. Il m’a soutenu dans de nombreuses campagnes. Aujourd’hui, je suis là pour lui rendre hommage. Être candidat dans le contexte actuel, c’est faire preuve d’un certain courage. Beaucoup de fondamentaux sont en train de s’écrouler. Il est important que dans ce contexte-là, nous puissions être présents et représentés pour mener les combats nécessaires. Beaucoup disent : on ne veut aucun extrême, ni de droite, ni de gauche, mais leurs troupes s’engagent malgré tout pour soutenir, voire même s’afficher pour certains candidats. Nous, nous sommes clairs dans notre engagement. Jacques Béhague est des nôtres. Il a été conseiller départemental. Il a fait du très bon travail. Aujourd’hui, je lui dis qu’il peut compter sur moi. Il n’est pas seul. »
Romain Giral, président des LR des Hautes-Pyrénées, a félicité les deux candidats de la 2ᵉ circonscription pour leur engagement. « Cher Jacques et cher Bruno, bravo pour le courage dont vous faites preuve. Le contexte dans lequel vous vous engagez est vraiment difficile. C’était notre devoir de présenter des candidats sous nos couleurs. Nous avons clairement annoncé que la Fédération des Républicains des Hautes-Pyrénées ne se reconnaissait dans aucune forme d’alliance, pour ne pas dire de soumission vis-à-vis d’autres formations politiques. Notre clarté en politique nous imposait de présenter des candidats. Je souligne que les Hautes-Pyrénées sont l’un des rares départements du Sud-Ouest de la France où Les Républicains seront présents dans toutes les circonscriptions. Il y a très peu de départements où c’est le cas. C’est une fierté pour moi qu’il puisse y avoir un bulletin de vote LR dans tous les villages du département. Cela est rendu possible par le courage dont vous faites preuve en vous présentant. »

« Jacques, tu es un pilier pour nous. Tu es un phare. Tu es d’une fidélité à ta famille politique et à tes convictions »
Romain Giral a ensuite dit un mot personnel sur les deux candidats de la 2ᵉ circonscription. « Jacques, tu es un pilier pour nous. Tu es un phare. Tu es d’une fidélité à ta famille politique et à tes convictions. Dans notre époque, ça devient rare. Je crois qu’il faut que les électeurs, dans cette période d’inconstance, de changement de pied permanent, d’appel aux débauchages plus ou moins masqués, fassent confiance au contraire à des personnes qui restent droits dans leurs bottes. Ton parcours d’élu local plaide en ta faveur. Lourdes, pour notre famille politique, est une ville très importante. C’est une des villes du département qui, de façon régulière, vote le plus en faveur de nos couleurs. C’est un message fort sur cette seconde circonscription que de présenter un candidat LR issu de Lourdes avec Bruno. Tu es connu par les milieux professionnels lourdais. Pour nous, cela a du sens. J’appelle les électeurs de cette circonscription à faire confiance à nos deux candidats car ils ne trahiront pas. »
« Nous sommes déterminés avec Bruno »
Jacques Béhague a ensuite pris la parole. « Nous sommes déterminés avec Bruno. Nous siégeons ensemble au conseil d’administration de la maison de retraite de Luz. C’est un très bon suppléant. Nous nous sommes engagés dans un combat très difficile. Mais nous avons des valeurs aux LR. Nous voulons les défendre. Nous nous présentons contre les trois blocs : le bloc de gauche avec l’extrême gauche où il y a des compromissions qui sont inacceptables ; nous nous présentons aussi pour lutter contre l’extrême droite et enfin contre la majorité présidentielle. Nous défendons la valeur du travail, de la sécurité et de la fidélité à nos engagements. Lorsque notre président national a décidé d’aller avec le RN, nous avons su faire le ménage. Nous avons été très surpris par la dissolution mais encore plus par sa décision. »
Jacques Béhague, s’il est élu, veut se lancer dans une dynamique de projets. « Il faut développer le tourisme quatre saisons. Il faut faire plus pour nos stations thermales. Il faut aussi lutter contre cette loi ZAN qui nous prive de développement. J’ai toujours eu des positions claires lorsque que j’étais conseiller général. Les gens le savent. Notre programme n’est pas à géométrie variable. Nous savons où nous allons. Les LR, c’est un parti résonné et raisonnable. Nous avons toujours su gouverner la France. Nous avons eu de grands présidents. Je pense que nous pouvons créer la surprise. »
Pour le nouvel hôpital à Lanne
Bruno Gabellieri est donc le suppléant de Jacques Béhague. Il est cadre dirigeant en retraite. « Merci pour la confiance des Républicains en me désignant comme suppléant de Jacques Béhague. Je suis un Lourdais de fraîche date même si j’ai une maison ici depuis 14 ans. Je suis installé définitivement à Lourdes depuis 4 ans et demi. Je suis ancien cadre dirigeant d’un groupe de protection sociale de retraite et de prévoyance qui est le premier au plan national. Lorsque j’ai vu le résultat des élections européennes, j’ai dit qu’il n’était pas possible de laisser la place vide. Je me suis spontanément proposé auprès de Sylvain Peretto. La surprise a été d’y retrouver Jacques Béhague dans la même démarche. Nous refusons les extrêmes. Nous voulons que la France s’en sorte. Je veux mettre mon expérience au service du département. Je soutiens le projet de nouvel hôpital à Lanne. Ce sera l’efficacité maximum avec un tel outil. C’est le plus bel hôpital qui puisse être fait pour le futur. Je connais cette circonscription par ma pratique de la marche, de la pêche et de la chasse. Je suis heureux de m’engager dans le combat politique. C’est une première pour moi. Le gaullisme a toujours été ce qui m’a animé. »
Ils ne comprennent pas la position du PRG
Les LR ont ensuite commenté la décision du Parti radical de gauche de soutenir Sylvie Ferrer sur la première circonscription et Denis Fégné sur la seconde, les candidats du Nouveau Front Populaire. « Je suis assez surpris que le PRG soutienne le Nouveau Front Populaire », a expliqué Jacques Béhague. « Nous, nous avons refusé toutes les alliances. Nous avons été clairs. Ce sont des alliances de circonstance. Je ne pense pas que ça durera très longtemps après ces élections législatives. Il faut respecter le choix de chacun. Je suis un républicain. Chacun a le droit de choisir son chemin. Nous, nous avons un chemin qui est droit. »
Gérard Trémège a aussi réagi. « Le PRG n’a pas signé la charte avec le PS, LFI, le PCF et le NPA. Si ce parti n’a pas signé, ça veut dire quelque chose. Le fait qu’il s’engage maintenant, ça veut dire autre chose. Je m’interroge sur l’engagement du PRG. Ça interpelle. On ne signe pas la charte mais derrière on va quand même soutenir les candidats. C’est un peu étrange. »
Gérard Trémège a aussi commenté la candidature de Denis Fégné sur cette deuxième circonscription pour le Nouveau Front Populaire. « Je n’avais pas vu venir cette candidature. Je pense que lui non plus. Il s’agit là d’un engagement personnel d’un vice-président de l’agglomération. Cela n’engage en rien la communauté d’agglomération. Depuis que je suis président de l’agglomération, jamais je n’ai engagé de débat sur la politique politicienne. Je pense que c’est pour cela que nous sommes respectés. Nous respectons les engagements des uns et des autres. Je ne me prononce pas sur l’engagement de Denis. Il y a très peu d’électeurs qui ont une carte dans un parti. Les électeurs sont libres de voter pour qui ils le souhaitent. Ils peuvent choisir des hommes et des femmes de qualité de leur terroir, des hommes et des femmes qu’ils connaissent et qu’ils apprécient. Le champ est donc ouvert. »


