Avec sa suppléante Maria Lecaudey, Jean-Bernard Sempastous, député des Hautes-Pyrénées entre 2017 et 2022, est de nouveau candidat sur la première circonscription pour les élections législatives du 30 juin et 7 juillet.
Combatif. Voilà le premier adjectif qui nous vient en tête pour évoquer l’attitude de Jean-Bernard Sempastous depuis l’annonce de sa candidature aux élections législatives sur la première circonscription des Hautes-Pyrénées, sous l’étiquette Renaissance (le parti d’Emmanuel Macron). S’il sait qu’il n’est pas le favori du scutin, face à la percée du Rassemblement national et l’union de la gauche notamment, l’ex-député bigourdan et ancien maire de Bagnères-de-Bigorre n’en reste pas moins « remonté comme une pendule » pour convaincre les électeurs lors de cette (très) courte campagne.
« On est motivés et déterminés à nous battre ces 15 jours, affirme-t-il. On veut faire entendre une autre voix : celle de la bienveillance, de la raison, la modération… C’est pour cela que j’ai décidé d’être candidat, j’ai cette responsabilité. Cela fait 35 ans que je suis engagé politiquement et on ne se refait pas… Aujourd’hui, la paix sociale est menacée. Beaucoup de députés à l’Assemblée nationale ne travaillent pas pour le bien commun mais l’opposition systématique. J’ai envie de continuer d’oeuvrer pour le bien du territoire. »
Engagés pour le « bien des autres »
De nouveau candidat après sa défaite aux législatives de 2022, Jean-Bernard Sempastous est cette fois accompagnée de Maria Lecaudey comme suppléante. Maire de Clarac et vice-présidente de la communauté de communes des Coteaux du Val d’Arros, cette jeune retraitée, après avoir passé 40 ans comme cadre-dirigeant d’une PME familiale, et ancienne juge du tribunal de commerce a une grande connaissance du tissu économique local et du monde rural. Comme Jean-Bernard Sempastous, elle est animée par « le bien des autres » et ce qui l’a poussée à s’engager.
« Des deux côtés des deux extrêmes, il y a des mesures, certes, séduisantes mais qui peuvent conduire à une grave crise économique si elles venaient à aboutir : une hausse du chômage, la faillite d’entreprises, une augmentation de la dette qui est déjà élevée, énumère la suppléante. Cela pourrait mener à un grand chaos. Evidemment que tout n’est pas parfait actuellement, qu’il y a beaucoup de choses à améliorer… Mais, les citoyens doivent sortir de l’émotion et de la désinformation. Ils doivent aller sur la voie de la concertation. Et la candidature de la bien-pensance, de la sincérité et de l’intelligence, c’est la nôtre. »
Des actions concrètes pour le territoire
« Les gens de la ruralité se sentent délaissés. Il y a plein de sujets sur lesquels il faut réfléchir et mettre en place des actions concrètes, poursuit Jean-Bernard Sempastous. Il faut le faire comprendre à Paris et au président de la République, avec toute l’amitié que j’ai pour lui. »
Sous le slogan « Pour notre territoire, ensemble pour la République », le binôme Sempastous-Lecaudey porte de nombreuses mesures concrètes pour le territoire sur plusieurs thématiques essentielles, comme l’agriculture, la santé, l’éducation, le climat.
« Ce sont des problématiques du territoire que l’on prend à bras-le-corps et que l’on veut porter à Paris, appuie le candidat bagnérais. Sur la santé, il faut accompagner un peu mieux territorialement les communes et les com’com. Concernant l’hôpital unique, si je suis élu, la première chose que je fais est de mettre tout le monde autour de la table sur ce sujet. Aujourd’hui, on est dans le conflit et, si ça continue, le projet n’aboutira pas. Il faut recadrer les choses, travailler sereinement et dans la bienveillance. Pour cela, il faut être transparent et prendre en compte les contradictions… »
Jean-Bernard Sempastous et Maria Lecaudey se posent ainsi comme les candidats au service du territoire, forts de leur expérience dans la vie publique et économique locale. Et même si la dynamique nationale ne leur est pas favorable, ils ne « lâcheront rien ».


