Rencontre avec Céline Servat et Céline Denjean, le polar au féminin

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l’essentiel
Une rencontre attendue et un public au rendez-vous pour le moment d’échange entre Céline Servat et Céline Denjean, deux reines du polar « made sur le territoire » à la médiathèque « La Route des Savoirs ».

Ces deux-là ont une imagination débordante et un sens du suspense indéniable. Céline Servat, dont le dernier polar « La vallée des égarées » fait un carton, était accompagnée de sa complice et amie depuis plus de 7 ans, une autre Céline, Denjean cette fois-ci, qui caracole en tête des ventes avec son 9e opus, « La Mue ». Des autrices passionnées, dont les histoires n’ont rien à envier aux auteurs les plus prestigieux, membres du collectif « Les Louves du Polar », elles prouvent que les femmes réussissent parfaitement aussi dans ce domaine-là.

Le public était au rendez-vous fixé à la médiathèque par Cécilia, la responsable qui a mené les débats de main de maître. Une occasion de mieux connaître les deux Céline et de découvrir des personnalités sympathiques et abordables. Céline Servat s’est présentée la première : « Je suis originaire du Comminges, pas loin de Saint-Gaudens où je suis assistante sociale, un travail que je fais avec passion et qui me donne beaucoup de matière pour mes livres. » Sa passion pour l’écriture remonte à l’enfance : « J’ai toujours écrit mais sans idée d’en faire quelque chose. Ensuite, j’ai laissé tomber, avec l’impression que cela ne servait pas à grand-chose. » Le déclic est venu en famille, menant au succès rencontré avec « La vallée des égarées », sorti en février dernier : « Il y a quelques années, mon frère m’a demandé d’écrire une nouvelle avec lui. Cela m’a remis le pied à l’étrier et donné l’idée d’un roman. C’est comme cela que tout a commencé. »

Céline Denjean, installée à Lannemezan au moment du Covid après une grande partie de sa vie à Toulouse, a elle aussi été touchée tôt par le virus de l’écriture : « C’est le fruit d’une véritable bataille avec moi-même que d’écrire pour être lue. Je me disais : qu’aurais-je pu amener qui vaille le coup ? Cette angoisse m’a poursuivie longtemps. Tout a commencé comme cela. » Elle exerçait également dans le médico-social, ce qui compliquait les choses : « Je passais plus de temps à écrire qu’à rechercher un éditeur. Puis j’ai remporté un prix décerné par les lecteurs, où j’avais envoyé trois manuscrits. Sur les 1 500 reçus, j’ai eu la chance d’être dans les cinq premiers. »

« La chance de vivre de l’écriture »

Un talent aujourd’hui reconnu : son 9e polar vient de sortir et elle vit désormais de son métier d’autrice. « C’est une chance extraordinaire car seuls 5 % des auteurs en France peuvent se le permettre. C’est un statut risqué mais j’ai cette chance-là. » Elle en profite aussi pour mettre en avant des femmes, qu’elles soient enquêtrices ou tueuses : « Leur rôle se cantonne souvent à victime ou secrétaire, mais il y a aussi des femmes tueuses en série. »

Ses livres, ancrés dans des décors familiers entre Bagnères, Tarbes et les vallées, permettent aux habitants de s’y reconnaître. On se glisse ainsi facilement dans les pas des personnages de ces autrices talentueuses et proches de leur public comme les participants ont pu le constater lors de séance de dédicaces qui a suivie sur place, organisée parla librairie Le Vent des Mots.

À dévorer sans modération !



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