Le Stado Tarbes Pyrénées Rugby entame une nouvelle ère avec un trio à sa tête, composé de Fabrice Laffont, Philippe Mansieux et de l’ex-joueur tarbais et ancien international : Dries Van Heerden.
Ce sont de nouvelles têtes qui auront en charge l’avenir du Stado TPR que Michel Ridou, président de l’Association depuis de nombreuses années, a décidé de quitter à la suite d’une réunion avec le conseil d’administration, vendredi dernier. Un choix que ce dernier avait mûrement réfléchi puisqu’il nous avait confié son désir de « prendre du recul ».
Jeudi soir, le comité directeur de l’association Stado Tarbes Pyrénées Rugby a pris officiellement acte des démissions de Michel Ridou, président et Patrice Ruzé, secrétaire général.
Le comité directeur dans une ambiance apaisée et constructive a procédé à l’élection des trois coprésidents.
Un trio avec Dries Van Heerden aux manettes
En plus des deux coprésidents qui assuraient l’intérim, Fabrice Laffont et Philippe Mansieux président de l’école de rugby du Stado-TPR, c’est un troisième homme qui a rejoint, jeudi soir, la tête de l’Association en la personne de Dries Van Heerden.
L’ancien 3e ligne du Stado et ancien international en équipe de France avait déjà exercé des fonctions au sein du club comme en 2012 où il avait été nommé comme manager sportif pour épauler Philippe Bérot puis en qualité d’éducateur sportif.
Une nomination qui apparaît également comme une volonté de renouer des liens avec le passé, glorieux, alors que jusque-là, les anciens joueurs étaient plutôt mis à l’écart.
Joueur d’envergure (1,96m !), Dries Van Heerden (65 ans) était un inlassable coureur, sauteur, plaqueur, maniant le ballon avec adresse, donnant toujours le maximum et jouant avec autant de bonheur n° 8, 6, 7 ou 4. Il fera rapidement l’unanimité et deviendra, dans le pack, certainement le plus performant de l’histoire du Stado, l’égal des Dintrans, Janeczek, Maleig et compagnie. Finaliste avec le Stado en 1988, un an après avoir quitté l’Afrique du Sud son pays de naissance, le Tarbais avait honoré sa première sélection avec l’équipe de France en 1992.
Un chantier en Fédérale 3 : « des semaines déterminantes »
Toutes les cartes sont désormais sur la table pour « gérer la fin de saison et préparer la prochaine. Les semaines à venir vont être déterminantes pour la suite avec la tenue de plusieurs rencontres entre les partenaires historiques du club et les élus du département. C’est Pascal Claverie, maire de Tarbes, qui organisera ces échanges et qui nous a assurés d’un soutien sans faille », nous a confiés la nouvelle présidence du Stado-TPR.
Rappelons que suite au dépôt de bilan de la SASP, l’équipe fanion du club a été reversée en Fédérale 3 mais que la partie associative (l’Asso) du club tarbais est à son tour menacée en raison d’un déficit de près de 300.000 euros qui, s’il n’est pas comblé, pourrait signifier la disparition du Stado-TPR.
Heureusement, plusieurs signaux positifs ont été envoyés ces derniers jours, notamment, de la part de l’ancien partenaire principal qui s’est dit prêt à tout faire pour sauver le centre de formation avant la date butoir du 30 juin, date de clôture des comptes auprès de la Fédération française de rugby : « Ça nous laisse du temps et je sais qu’on va y arriver, il n’y a aucune possibilité pour que l’association dépose le bilan. On va s’engager pour que le centre de formation perdure « .
Si le chantier est encore énorme pour le triumvirat, c’est un nouveau départ pour le Stado qui s’inscrira au mieux en Fédérale 3 la saison prochaine. En effet, aucun recours n’avait été déposé auprès du CNOSF pour éventuellement intégrer un échelon supérieur.


