Troisièmes au classement national après une saison remarquable, les joueuses de Las Orsas (Tarbes-Ibos) pourraient être privées des phases finales en raison d’une irrégularité administrative. Une décision jugée injuste par le staff et les joueuses. Les joueuses lancent un appel à la mobilisation.
C’est un cri du cœur et un appel à la justice sportive que lancent les joueuses de Las Orsas, l’équipe féminine en rassemblement entre Tarbes et Ibos. Malgré une saison exemplaire sur le terrain, les joueuses pourraient bien être privées des phases finales du championnat de Fédérale 1 féminine. En cause : une sanction administrative qui les éloigne injustement de leur rêve de titre.
Trois saisons de combat, trois qualifications, et… une exclusion
Depuis trois ans, les joueuses de Las Orsas gravissent les échelons du rugby féminin avec courage et régularité. Deux fois demi-finalistes, finalistes la saison passée, elles pointent aujourd’hui à la troisième place du classement avec seulement deux défaites et un match nul, derrière Colomiers et Narbonne. Sportivement, rien ne semble pouvoir leur être reproché.
Pourtant, une décision de la Fédération Française de Rugby (FFR) vient bouleverser leurs espoirs. Une pénalité de quatre points leur est infligée pour non-respect des obligations structurelles de la Fédérale 1 féminine, qui impose à chaque club d’aligner une équipe cadette ou réserve à XV ou à X.
Une erreur administrative lourde de conséquences
Le nœud du problème est purement administratif. Si des cadettes existent bel et bien, elles évoluent sous une entente entre Ibos et Lourdes (RAS Ibos/Pays de Lourdes). Mais l’équipe senior féminine étant officiellement portée par le club de Tarbes – qui n’apparaît pas dans le rassemblement des cadettes – la FFR considère que les exigences de la division ne sont pas respectées. Une incohérence réglementaire qui, selon les joueuses et leur staff, aurait pu et dû être détectée bien en amont.
« Nous avons tout donné pendant trois ans. Trois entraînements par semaine, des week-ends entiers consacrés à la compétition, une implication totale. Et aujourd’hui, on nous retire le droit de jouer pour une erreur qui ne relève même pas de notre ressort direct », déplorent-elles dans un communiqué enflammé.
Une pétition et une indignation partagée
À douze jours du huitième de finale, Las Orsas attendent toujours une réponse officielle des instances. En parallèle, elles lancent une pétition pour faire entendre leur voix et obtenir réparation. Le lien de la pétition a déjà commencé à circuler :
👉 Signer ici
Car au-delà du cas particulier de Las Orsas, c’est une question plus large qui est soulevée : celle de la place et du traitement réservé au sport féminin. « On parle de développement du rugby féminin, mais dans les faits, on entrave nos progrès à cause de dossiers mal ficelés. Ce n’est pas seulement injuste, c’est décourageant. »
Las Orsas en colère, mais déterminées
Le message est clair : Las Orsas ne comptent pas se laisser faire. Elles demandent transparence, dialogue et surtout, qu’on respecte le travail effectué sur le terrain. « Le sport ne doit pas se jouer dans les bureaux, mais bien sur la pelouse », concluent-elles.
Le rugby féminin mérite mieux. Et Las Orsas méritent de jouer.



