Au lendemain de la panthéonisation de Marc Bloch, le musée de la déportation et de la résistance de Tarbes a voulu rendre hommage à l’historien et résistant français à sa façon. Il a fait son portrait.
Né le 6 juillet 1886 à Lyon dans une famille de juifs alsaciens, Marc Bloch s’est fait remarquer par une très belle carrière en tant qu’historien et combattant lors des deux grandes guerres.
Il a reçu la Légion d’honneur pour son engagement lors des deux conflits mondiaux.
Alors qu’il entre à la Sorbonne en tant qu’enseignant en 1936, la seconde guerre mondiale éclate. Malgré ses 53 ans, une polyarthrite invalidante et une famille nombreuse, il demande à combattre. Il se déclare « le plus vieux capitaine de l’armée française ». Il est appelé en 1939 pour la prémobilisation avec la campagne de France. Lors de cette dernière, il se replie à Dunkerque et est évacué vers l’Angleterre avant de retrouver la Normandie. L’armistice sera signé le 22 juin 1940. Il est révoqué de la Sorbonne en raison de ses origines juives. Son appartement est réquisitionné. Il rejoint alors la Résistance au sein du mouvement Franc-Tireur en 1943. S’ensuivent des mois de lutte dans l’ombre. Sous le pseudonyme de Narbonne, il gravit les échelons et intègre le directoire régional des Mouvements unis de Résistance. À ce titre, il contribue largement à organiser la Résistance dans la région Rhône-Alpes.
Le 8 mars 1944, Marc Bloch est arrêté par la Gestapo. Le 16 juin 1944, il est exécuté sans procès.
Raconter à nouveau son histoire, c’est aussi un moyen de ne pas oublier son combat pour la liberté et la France. Et le musée de la déportation et de la résistance l’a bien compris.


