Une ex-gestionnaire du collège de Lannemezan, déjà révoquée de la fonction publique, condamnée par la Cour des comptes

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La Cour des comptes a condamné l’ancienne adjointe gestionnaire du collège Gaston-Fébus de Lannemezan à une amende de 500 euros pour des faits s’étant déroulé entre janvier 2021 et mars 2023. Révoquée et sans emploi depuis les faits, elle avait signé des bons de commande et profité d’avantages injustifiés.

Une ancienne affaire revient sur le devant de la scène au collège Gaston-Fébus de Lannemezan, suite à un arrêt de la Cour des comptes prononcé le vendredi 24 juillet. L’ancienne adjointe gestionnaire a été condamnée par la juridiction nationale pour avoir précisément « engagé des dépenses sans y être habilitée » et s’être « octroyée à elle-même un avantage injustifié ».

En clair, entre janvier 2021 et mars 2023, l’ex-gestionnaire a signé un grand nombre de bons de commande, engageant ainsi le collège auprès de certains fournisseurs. Mais seul l’ordonnateur, c’est-à-dire le directeur de l’établissement, est normalement autorisé à apposer sa signature à ce type de document. Dans le même temps, elle a fait payer par le collège des achats n’ayant aucun rapport avec les besoins de ce dernier. Les détails et le montant n’ont pas été spécifiés par la Cour des comptes. La seule certitude est que ces paiements lui ont été bénéfiques.

Pour un temps seulement. La Cour est une des dernières à émettre un avis sur cette affaire. Après un signalement suivi d’une plainte en mars 2023, l’agente en question a d’abord été suspendue, puis tout simplement révoquée de la fonction publique. La chambre a « toutefois tenu compte de ce que ces infractions trouvaient en partie leur origine dans les négligences des autres acteurs de la chaîne de paiement. » Celle-ci n’était au moment des faits pas encore dématérialisée, alors que le service gestionnaire du collège était rattaché à celui du lycée Victor-Duruy de Bagnères-de-Bigorre.

Pour l’ensemble de ces faits, l’ex-gestionnaire adjointe a été condamnée à une amende de 500 euros en ce mois de juillet. La Cour justifie ce montant par « la situation de l’intéressée, révoquée pour ces faits, sans emploi depuis, et disposant de très faibles revenus ».



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