Au-delà de la mission pédagogique d’apprentissages et formations de matières dont la maîtrise est le critère à satisfaire aux différentes étapes des cursus scolaires, le relais mémoriel s’inscrit au programme de la communauté éducative.
Avec la commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918, devant le monument aux morts érigé dans l’enceinte de la cité scolaire Pierre Mendès-France, il s’agit de plus que la transmission pour ne pas couper le fil de l’histoire depuis les anciens élèves de l’établissement jusqu’à aujourd’hui, c’est un acte de mémoire, de fidélité, d’hommage. La stèle devant laquelle se rassemblent les délégations témoigne de l’empreinte, certes, de cette guerre qui ne fut pas la « der des ders » avec les 79 noms de jeunes hommes, anciens élèves de l’établissement, et aussi avec les noms de la génération du feu suivante « Morts pour la France » au cours de la 2e guerre mondiale. Des noms qui seront successivement cités à voix haute par les élèves et dont beaucoup sont portés par des familles vicquoises. Des noms de jeunes d’ici et des environs de proximité, Poilus sur les fronts de la Somme, de la Marne, au chemin des Dames, à Reims ; des noms comme autant de signatures de lettres aux extraits lus en ce jour de mémoire. L’équipe de direction de l’établissement autour du proviseur Angla, l’Amicale des anciens élèves que préside Guy Cassagnet, la municipalité en délégation autour de Dominique Bulhet ont invité l’assistance nombreuse : autorités civiles et représentants de collectivités territoriales dont le conseil départemental des Hautes-Pyrénées, militaires de corps d’armées qui, par conventions, assurent des programmes en établissements scolaires, représentants d’associations patriotiques avec la haie des porte-drapeaux, à un cérémonial aux messages forts. Messages institutionnels, dépôt de gerbe, lectures, accompagnement choral d’élèves dirigés par Patricia Maillard : le fil de l’histoire dans un lieu d’apprentissages, lieu d’éducation, de mémoire et d’histoire, souvenir et recueillement. Mémoire et engagement. L’assemblée a été invitée à l’issue de la cérémonie à se rendre au Centre de documentation et d’information, le CDI, où les professeurs documentalistes avaient coordonné une exposition sur les femmes survivantes du Camp de Drancy, sous le titre « Les 31 000 » ; une autre page dans un fil de l’histoire où les conflits, les guerres n’ont jamais cessé, n’ont jamais été marqués du sceau de « der des ders » jusqu’à ce jour.


