Ce samedi 15 juin, l’intersyndicale a organisé à Tarbes une marche « Pour les libertés, contre le racisme et les idées d’extrême droite ». 1500 personnes étaient présentes selon l’intersyndicale.
La CFDT, la CGT, la FSU, la FSU-SNUipp, Solidaires, l’Unsa et la Confédération paysanne des Hautes-Pyrénées avaient lancé un appel à manifester ce samedi 15 juin à 10 h après « le choc des européennes ». Ils ont proposé une marche « Pour les libertés, contre le racisme et les idées d’extrême droite ». Le rendez-vous avait été fixé devant la Bourse du travail à Tarbes. La manifestation a ensuite rejoint la place de Verdun pour une prise de parole.
D’après l’intersyndicale,1500 personnes ont participé à cette marche. La nouveau Front Populaire était représenté avec notamment les deux candidats aux élections législatives, Sylvie Ferrer sur la première circonscription et Denis Fégné, le maire socialiste d’Ibos, sur la deuxième circonscription.

Julie Perriguey, secrétaire départementale de la CGT, a pris la parole place de Verdun à Tarbes. « Nous sommes 1500 réunis aujourd’hui car l’heure est grave ! La décision du président de la République de dissoudre l’Assemblée Nationale fait courir l’énorme danger de voir le Rassemblement national accéder au pouvoir. Devant l’ampleur de la défaite, Emmanuel Macron a donc plié aux injonctions du Rassemblement national, qui recueille plus de 31 % de voix aux élections européennes, auxquelles s’ajoutent les plus de 5 % de Reconquête. »

Julie Perriguey a expliqué que l’extrême droite était plus que jamais aux portes du pouvoir. « Après son élection en 2017, le président avait promit qu’il ‘ferait tout pour que les électeurs n’aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes’. Sept ans plus tard, le bilan est accablant. Le RN peut se réjouir d’avoir bénéficié d’un véritable marche-pied de la part de gouvernements qui n’ont pas hésité à reculer de deux ans l’âge de la retraite malgré les millions de manifestants dans les rues, à mettre en pièce l’indemnisation du chômage ou à reprendre, purement et simplement, les recettes de l’extrême droite pour sa loi ‘asile-immigration’. L’extrême droite s’est toujours bâtie sur le rejet de l’autre, sur la haine et la division, et a toujours tenté de porter un discours social, dans l’espoir d’attirer le vote des travailleuses et travailleurs. Dans la même logique, le RN cherche à s’approprier les mouvements de mobilisation du monde du travail dans le but de s’imposer comme le débouché politique de la colère sociale. »

Mais pour Julie Perriguey le masque tombe « dès qu’il s’agit de voter à l’assemblée nationale, où les députés d’extrême droite votent contre les intérêts du monde du travail. Car oui, les députés RN ont voté contre l’augmentation du SMIC, contre l’indexation des salaires sur l’inflation, contre la revalorisation des pensions retraite, contre la gratuité des cantines, contre le gel des loyers, contre taxer davantage les plus riches, pour la réduction des droits liés au chômage. Au parlement européen le RN s’est abstenu sur le plan de relance après Covid, sur l’égalité salariale femmes/hommes, sur la protection pour les femmes victimes de violence et la punition plus efficace de leurs auteurs et sur la sanction de la Russie et le soutien à l’Ukraine.Le RN a voté contre la mise en place de salaires minimaux dans l’UE, contre le devoir de vigilance des entreprises pour respecter les droits humains et environnementaux, contre la réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre, contre l’aide aux plus précaires pour leurs factures d’électricité, pour les OGM, pour les accords de libre-échange. »
Pour l’intersyndicale, « avec le RN, notre république et notre démocratie sont en danger. Nous portons la nécessité d’alternatives de progrès pour le monde du travail ! L’intersyndicale départementale des Hautes-Pyrénées, que vous avez devant vous, appelle à voter pour des avancées sociales. Pas une seule voix pour l’extrême droite. Protégeons notre République. Protégeons notre démocratie. Nous ne lâcherons rien ! »












