L’élection à la présidence de la communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées s’annonce sans surprise. La réélection du maire de Laloubère Patrick Vignes ne fait guère de doute, comme le garant d’un équilibre territorial et politique soigneusement négocié.
Visiblement, il n’y aura pas de suspense jeudi soir pour l’élection du nouveau président de la communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées, à la suite des élections municipales des 15 et 22 mars.
Le maire de Laloubère, Patrick Vignes, président sortant élu à la suite de l’empêchement judiciaire de Gérard Trémège, fait figure de grand favori.
« Il y a de fortes chances qu’il soit le seul candidat mais on ne peut pas exclure qu’il y ait un candidat communiste, nous confie un élu candidat à la vice-présidence, bien renseigné. C’est un très bon compromis entre l’historique et le futur.
De plus, il est garant de l’équilibre territorial entre les communautés de communes rurales et les grandes villes que sont Tarbes et Lourdes. L’agglomération doit jouer le rôle de pacificateur. Il n’y a rien qui va renverser la table ».
« Une gouvernance, partagée, équilibrée et de projet »
Si l’intéressé « ne souhaite pas se présenter comme favori », il a tout fait pour que sa candidature soit incontournable : « Depuis que j’ai succédé à Gérard Trémège, j’ai travaillé à essayer d’aligner les planètes et je me suis employé à réunir tous les paramètres et toutes les compétences. J’ai rencontré tout le monde et j’ai essayé de proposer une gouvernance partagée et équilibrée, que ce soit sur un plan territorial ou politique, une gouvernance de projet ».
Le maire de Tarbes se positionne comme premier vice-président
Le nouveau maire de Tarbes Pascal Claverie s’est entendu avec le maire de Laloubère pour soutenir sa candidature : « Nous avons eu une discussion confraternelle avec Patrick Vignes. Je soutiens sa candidature unique et je serai son premier vice-président. Je ne veux pas cumuler les mandats et je veux me consacrer à ma ville pleinement. Je veux agir, les mains libres, pour le développement économique et pour le programme sur lequel je me suis engagé et qui est interpénétré avec le projet de l’agglomération.
Le principe directeur, c’est l’entente intercommunale au-dessus de tout. Je prends en compte les désirs des petites communes, mais la ville centre doit être prise en considération et doit réussir pour que les petites communes soient entraînées dans cette dynamique ».
De son côté, le maire de Lourdes Thierry Lavit est « adepte du ni maire de Tarbes, ni maire de Lourdes, pour une gouvernance partagée » à la présidence de la communauté d’agglomération, depuis que Gérard Trémège a quitté le mandat, car il « estime que les maires des deux principales villes ont déjà suffisamment de travail ». Il considère aussi que Patrick Vignes, longtemps premier vice-président, est « un homme d’expérience et de consensus » capable de rassembler.
« Au-delà des hommes et des femmes, c’est surtout le projet qui compte »
Maire de Séméac triomphalement réélu, conseiller régional et président du syndicat Pyrénia qui a en charge l’aéroport Tarbes-Lourdes-Pyrénées et son campus industriel, Philippe Baubay ne sera pas non plus candidat à la présidence » et il n’y aura pas non plus de candidat socialiste, parce que les conditions politiques ne sont pas réunies. Hors Tarbes, les rapports de force politique n’ont pas vraiment changé après les élections municipales. Quoi qu’il en soit, structurellement, il y a toujours une forte prégnance des maires ruraux qui sont ultra-majoritaires ».
Si Philippe Baubay prend acte, parfois un peu avec regret, des règles de représentativité et du type de suffrage indirect, il veut désormais se tourner vers l’avenir : « Au-delà des hommes et des femmes, c’est surtout le projet qui compte, quand on sait que l’agglomération peut mobiliser une trésorerie de 30 M€. Vous imaginez l’effet de levier que cela pourrait entraîner si on investissait une telle somme.
Séméac est l’une des deux communes de la zone du Parc de l’Adour où il ne s’est pratiquement rien fait depuis la présidence de Jean Glavany. Il faut absolument qu’on arrive à réaliser le barreau sud pour délester cette zone et ce faisant la développer. C’est l’une des priorités ».


