Même s’il souhaite « laisser le temps à Pascal Claverie », et assure ne pas être dans « la revanche », Michel Garnier s’étonne de certaines décisions et de l’absence de réponses sur certains sujets municipaux.
« Nous respectons la démocratie, il n’est pas question de « refaire le match », mais le rôle d’une opposition, c’est de faire son boulot. » Mais avant cela, Michel Garnier rappelle que « l’opposition, si on ajoute nos voix et celles d’Eric Peyrègne, représente 63 % de l’électorat, alors que la mairie est dirigée par une alliance. » Une manière de dire que l’opposition doit être respectée. Et que l’équipe majoritaire ne l’est pas vraiment, majoritaire… Pour autant, pas d’esprit de revanche, « au contraire, nous voulons être constructifs, d’ailleurs nous avons voté toutes les délibérations proposées, même si certaines nous ont posé question, et on n’a pas eu de réponses. » Comme la suppression de la taxe sur les logements vacants qui, selon Michel Garnier, va amputer les finances de la ville d’1,2 M€. « Le sujet aurait mérité un débat sur le fond. C’est une taxe incitative, qui pousse à la rénovation dont le centre-ville a besoin. En outre, on n’a pas pu savoir combien de Tarbais cela concernait, si ce sont des foncières bordelaises ou parisiennes qui payent, ce n’est pas la même histoire. »
« On n’a pas de réponses »
« Et c’est la même chose pour l’hôpital, quand Magali Faroult, qui connaît son sujet, lui a demandé sa position, il l’a rabrouée vertement. Pourtant, il faudra qu’il soit clair sur le sujet. Comme sur le parking souterrain à Marcadieu, dont il aurait dit aux commerçants qu’il l’abandonnait… Alors que c’était un engagement fort de sa campagne, ça commence bien… C’est la même chose pour l’attractivité du centre-ville, le retour de l’heure gratuite, c’est bien, pourquoi ne pas avoir supprimé carrément le samedi piéton, au lieu de prendre une demi-mesure ? Mais là encore, je demande à voir, je ne fais de procès d’intention, mais à l’avenir, nous ne voterons pas sans avoir de réponses ni d’explication. » Et il apprécie moyennement les sorties à propos de la sécurité. « De concentrer la Police Municipale sur la place de Verdun, c’est bien. Mais là aussi, il faut voir dans la durée, le problème a juste été déplacé. Et il a osé dire que rien n’avait été fait jusque-là… Et qu’il y avait des cadavres dans les placards. De quoi veut-il parler ? » De la vidéosurveillance, dont 20 % des caméras ne fonctionneraient pas. « Il sait très bien que l’ancienne majorité avait pris la mesure du problème, un appel d’offres avait été lancé. Il ne faut pas dire n’importe quoi. Et stigmatiser les SDF n’est pas la solution, il faut prendre le problème dans sa globalité. Et surtout ne pas verser dans la communication pure et simple, et crier victoire trop tôt. » Voilà Pascal Claverie et son équipe prévenus : Michel Garnier ne fera pas de la figuration. « Ni de l’obstruction systématique, tout ce qui m’intéresse, c’est le bien de notre ville et des Tarbais. »


