Bagnères-de-Bigorre. Le festival Piano Pic referme une quinzaine d’exception

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l’essentiel
Dans la Halle aux grains, pour la dernière soirée, les artistes sont allés « Au bout de l’Arc-En-Ciel » dans un hommage musical et théâtral émouvant, comme tous les jours du festival.

Les derniers applaudissements sont toujours chargés d’émotion. Entre les remerciements des organisateurs et du directeur artistique Christophe Baillet, de Michel Ventula et de Pierre Réach, la nostalgie et l’enthousiasme de ce qui a été entendu et partagé après une quinzaine d’excellences que l’on aurait pu intituler « De Frédéric à Marilyn ».

Commencé par l’hommage de Pascal Amoyel à Frédéric Chopin, pour se terminer par celui de Laure Favre-Kahn et Alain Carré à Marilyn Monroe, ce festival fut théâtral et merveilleusement bien porté par des musiciens, artistes d’excellence, dans des lieux tout aussi remarquables, que le public a investis grâce à des invités très impliqués et à une équipe active. Ils étaient là, bien présents, se sont tous rencontrés et se sont écoutés.

Les chemins de la musique

Beaucoup ont parlé au public, l’invitant au cœur des œuvres et de l’âme des compositeurs, ainsi que de leur vision d’interprète. D’un J.-S. Bach inspiré, Lively ou Beffa ont retranscrit la spiritualité et la profondeur de l’écriture. L’osmose du Trio Pascal a révélé un programme classique, mettant en lumière quelques traits d’écriture. Le Cubain J. G. Buajasan, l’Arménien V. Mamikonian et l’Américain Lively ont fait voyager le public dans leur pays d’origine avec des œuvres peu ou pas connues et pourtant d’un grand intérêt, ouvrant la voie à des compositeurs plus souvent entendus en Europe.

À l’Escaladieu, la révélation que tout le monde attendait du concours Reine Élisabeth a conquis une abbaye comble et comblée. Et si, avec François Dumont, le Capitole a tenu son rang d’Orchestre national, on ne boude pas les belles recréations, toujours remises sur le pupitre, des œuvres de Mozart et Beethoven.

De l’autre côté du Tourmalet, en vallée des Gaves, la virtuosité des artistes et leur charisme se sont imposés dans un autre environnement, tout aussi magnifique.

Sur le parvis de la médiathèque, les Conc’airs sont désormais attendus. Ces rendez-vous, véritables révélations pour le public, mettent en lumière des artistes dont le talent est reconnu, mais dont l’interprétation et le choix des œuvres font de ces instants des moments d’exception particulièrement appréciés.

Musique pour tous, telle en est la devise, pour les habitués, les initiés, mais surtout pour ceux qui n’osent pas pousser la porte d’une salle de concert ou qui en sont empêchés pour des raisons financières.

Mention spéciale aux Attracteurs célestes, de quoi envoyer dans la stratosphère, non loin du Pic du Midi, toutes les idées reçues !

Retrouvez le Festival sur Facebook : Piano Pic.



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