Le personnel municipal suscite le débat à Bagnères-de-Bigorre. Entre vigilance sur le casier judiciaire des animateurs, précarité des professeurs de danse et visibilité des musées, la majorité promet des ajustements sans rupture.
Si les délibérations relatives au personnel sont habituellement votées quasi automatiquement par le conseil municipal de Bagnères-de-Bigorre, elles ont soulevé sinon un débat mais quelques interrogations de la part de l’opposition, suivies des explications de la majorité, lors de la dernière séance de la nouvelle assemblée élue aux dernières élections municipales.
Quid du casier judiciaire pour les animateurs de périscolaire ?
A commencer par le personnel périscolaire avec une délibération portant sur le recrutement de deux agents d’animation à temps partiel pour la prochaine rentrée scolaire. Faisant référence à l’actualité, Martine Armagnac a interrogé sur la possibilité de demander le casier judiciaire des candidats. « Le recrutement est très codifié mais on fait le maximum puisqu’il s’agit de nos enfants », a tenté de la rassurer l’adjointe RH, Céline Marqui. « Je vous fais confiance mais il faudra être très vigilant », a martelé l’élue d’opposition. « Ces agents ne sont jamais seuls avec les enfants, c’est déjà une première sécurité », a précisé l’adjointe.
Ne pas faire d’ombre aux cours de danse des associations
Au sujet du recrutement de deux professeurs de danse pour le centre culturel, un contrat à 15 heures et un autre à 5 heures, et ce suite au départ d’un enseignant, c’est Adrien Vertallier qui s’est montré perplexe. « Quel professeur viendrait pour 5 heures? », a-t-il interrogé, évoquant « une situation déjà dégradée depuis quelques années », avec notamment l’annulation d’un cour. « Il y avait une grande qualité à l’époque et les personnes qui suivaient ces cours sont aujourd’hui obligées d’aller à Tarbes », a-t-il déploré e, connaissance de cause puisque lui-même ancien élève du cours en question.
« Les professeurs de danse interviennent souvent dans plusieurs structures et cela peut convenir aussi à des indépendants. Quant à recruter une seule personne, le problème est que les enfants sont en cours de danse en même temps », a expliqué Céline Marqui, non sans souligner que « nous avons deux objectifs, d’une part l’intérêt des enfants, d’autre part celui d’améliorer les conditions de travail des agents face à la précarité ». « On va prendre le temps d’analyser la situation dans les deux objectifs précités », a ajouté l’adjointe.
« Les professeurs de danse intervenant dans plusieurs structures, il est plus compliqué de trouver des temps pleins sur ces postes. On veille aussi à ne pas faire de concurrence à ce qui se fait dans l’associatif », a, de son côté, complété l’adjoint à la culture, Tony Puaud.
Une meilleur visibilité pour les musées
Toujours dans le domaine culturel, avec le recrutement d’un agent saisonnier pour les musées, c’est Agnès Lazarevitch, par la voix de Yanis Teixeira da Mota, qui a fait remarquer « des horaires et une visibilité très mauvais des musées », suggérant « un audit global sur la fréquentation, l’ouverture et la possibilité de coopérer avec des artistes locaux ».
« La question est intéressante est c’est dans les tuyaux, ça rejoint notre programme. Il manque des choses sur les expositions et la création artistique et on en parlera déjà en commission culture le 24 juin. Quant à la visibilité, j’ai fait cette remarque aussi, on va y travailler. J’ai proposé des services civiques, ça sert aussi de tremplin aux jeunes », a indiqué Tony Puaud.
Enfin, au détour du recrutement d’un agent aux services techniques pour la période estivale, Agnès Lazarevitch a suggéré, par la voix de Yanis Teixeira da Mota, de dissocier les services techniques des espaces verts. « C’est peut-être pertinent mais ce n’est pas pour ce soir. Il faudra s’y pencher sérieusement », a répondu l’adjointe RH.
Après les explications de la majorité, l’ensemble des délibérations a été voté par le conseil municipal.


