Cambriolage au musée du Louvre : comment sont protégés les musées de Tarbes ?

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Caméras de surveillance, vitrines protectrices, agents… Quels sont les dispositifs qui protègent les musées tarbais d’un potentiel cambriolage ?

C’est un cambriolage digne d’une série télévisée, celui du Louvre dimanche 19 octobre, qui interroge sur la sécurité de nos musées. À Tarbes, trois musées et une salle d’exposition pourraient aussi être un jour concernés. En premier lieu, le musée Massey, avec « les plus gros enjeux, des œuvres a forte valeur patrimoniale et commerciale » explique Francis Saint-Genez, conservateur en chef du patrimoine et directeur des musées de Tarbes. Jamais les musées de Tarbes n’ont eu à faire face à des cambriolages par le passé. Faut-il pour autant s’inquiéter après le cambriolage du Louvre, mais aussi du muséum d’histoire naturelle de Paris, ou d’un musée à Limoges en septembre dernier ? « Tout reste possible, il y a des gens qui sont très bien organisés pour commettre ce type de vol. Personne n’est à l’abri d’une inattention, d’un grain de sable qui vient bloquer les machines les mieux pensées et les procédures les plus strictes. Ça nous inquiète et c’est tant mieux […] le vol et la dégradation ça fait partie de nos premières sources de préoccupations. »

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Quel dispositif de sécurité ?

Alors quels sont les dispositifs mis en place face au danger ? À Tarbes, tous les musées sont équipés de caméras de surveillance. Une dans chaque salle au Musée Massey, avec également des agents sur place pour veiller à la sécurité. En cas d’intrusion le système d’alerte permet de prévenir les forces de l’ordre qui agissent rapidement. Difficile de toute manière de décrocher les tableaux, fixés par des systèmes bien particuliers : « On ne le prend pas comme ça et on part sous le bras, il faut un certain temps… » Sans compter les vitrines qui permettent de sécuriser les objets. En dehors des expositions, des dispositifs similaires existent aussi pour les collections en réserve.

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Et les moyens ne sont pas forcément moins bons dans les plus petites villes, que dans les grandes. Pour le directeur des musées tarbais, qui officiait avant à Toulouse, notamment au musée des arts précieux Paul Dupuy, la sécurité reste importante, et proche entre les deux villes : « Il n’y a pas d’énormes différences dans les moyens mis en œuvre. C’est rassurant. »

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Bien sûr, la réflexion se poursuit en permanence pour mieux sécuriser. « Il y a des systèmes qui permettent dès qu’il y a une intrusion, d’activer des fumigènes. Une fumée très opaque se disperse, inoffensive pour les œuvres, mais la personne se trouve incapable de se retrouver dans l’espace. On pourrait envisager ça à terme. » Mais pour l’instant, les dispositifs déjà en place sont bien connus : « On est assez rodés. La procédure n’est pas seulement sur le papier, on la met en œuvre régulièrement car quand un détecteur de présence se déclenche pour défaut, ce sont aussi des exercices pour s’entraîner à une vraie intrusion » conclut le responsable.



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