Douze demandeurs d’asile du Cada de Lourdes ont participé à un stage de parapente dans le Louron. Une expérience sociale et solidaire.
Une expérience « hors du temps », loin de leurs soucis quotidiens, leur a été offerte. Après une première session au mois de juin, douze demandeurs d’asile du Cada de Lourdes (Centre d’accueil pour demandeurs d’asile) sont retournés dans la vallée du Louron en ce mois de septembre pour effectuer un stage découverte du vol en parapente.
« Cela me tenait à cœur de faire un projet social autour du parapente, raconte Elycien Maire, moniteur. En ayant un contact avec Benjamin Deveaux, coordinateur du Cada de Lourdes, on a monté ensemble ce projet, en partenariat avec l’association France Terre d’Asile, l’école de parapente de la vallée du Louron (EPVL), et avec le soutien de l’Agence nationale du sport (ANS) et le comité départemental de vol libre des Hautes-Pyrénées. »
Au-delà du plaisir, cette initiative visait surtout un objectif social : renforcer la confiance en soi et encourager l’intégration. Car ces réfugiés, venant de Guinée, Mauritanie, Bangladesh, Somalie, Pakistan, Sri Lanka ou encore Colombie, ne maîtrisent pas spécialement la langue française. Ils ont donc dû faire des efforts pour comprendre ce qu’on leur expliquait (en anglais essentiellement), échanger et partager leur ressenti ou leur appréhension.
« Un moment très fort »
« La première session, au mois de juin, n’avait pas pu être idéale en raison de la météo, poursuit Elycien. Cette fois, on a pu avoir deux jours complet pour faire de la pente école puis des vols en biplace avec des pilotes bénévoles. Ils ont été ravis de cette expérience. Ces personnes sont très loin d’avoir accès à des loisirs, qui ne sont pas leur préoccupation première. Et donc pouvoir vivre un vol en parapente, de piloter même un peu, c’est assez exceptionnel pour eux. C’était un moment très fort et très pédagogique. »
Une première expérience que l’école de parapente du Louron et le Cada de Lourdes aimeraient réitérer à l’avenir, à condition d’avoir des partenaires financiers prêts à s’engager… « C’est vraiment une activité bénéfique pour ce public, rappelle Elycien. Cela aide pour la confiance en soi, pour la gestion des émotions, tout en leur permettant de s’évader de leur quotidien assez compliqué… »


