Face à la difficulté de trouver des médecins, et notamment des médecins urgentistes, le centre hospitalier de Bagnères-de-Bigorre part en croisade à travers la France.
« Quand la montagne ne vient pas à toi, va à la montagne ! » Un adage que le centre hospitalier de Bagnères-de-Bigorre a fait sien. Car même au pied des plus hautes montagnes des Pyrénées, il ne suffit plus d’attendre les candidats à l’embauche.
D’autant plus que, même si des avancés ont été enregistrés ces derniers mois, permettant notamment la réouverture de tous les lits au centre de rééducation fonctionnelle, la situation est préoccupante, avec, entre autres, l’impossibilité d’ouvrir le service des urgences tous les jours.
Recherche active d’urgentistes
Une « situation alarmante » pour l’association de défense « Sauvons l’hôpital de B2B » qui relève « seulement 7 jours d’ouverture des urgences sur les deux mois d’été et 6 jours en septembre ».
« Depuis un an, l’hôpital de Bagnères-de-Bigorre a retrouvé un directeur et ce, grâce, en grande partie, à la pression exercée par la population et l’association Sauvons l’Hôpital B2B. Depuis, différentes rencontres ont eu lieu, dans un climat correct. En fin d’année 2024, des promesses ont été faites par l’ARS. Elles n’ont pas été tenues et l’avancement sur divers dossiers s’est vu beaucoup ralenti. Face à cette situation, une action a été menée avec la population, en avril dernier. Lors de cette journée, une rencontre s’est tenue à la sous-préfecture, à laquelle participaient l’ARS, le directeur de l’hôpital et les représentants de l’association. Au sujet du maintien des urgences, il nous a été répondu que l’ARS s’était engagée à donner l’autorisation d’entreprendre la recherche active de médecins urgentistes », détaille l’association dans son dernier communiqué.
Une autorisation aussitôt suivie d’effets, la direction se montrant réactive face aux difficultés de recrutement. Parmi les différentes actions mises en place pour attirer des médecins, elle a participé il y a quelques jours à la rentrée des internes à la Faculté de médecine de Toulouse mais elle a aussi déployé des affiches géantes dans les grandes métropoles, comme à Nantes. Une affiche qui met en avant les atouts de la Haute Bigorre, avec ses grands espaces, ses activités de loisir et son cadre de vie. À noter aussi la création d’une maison des internes qui ouvrira ses portes dès le mois de novembre.
Les lits d’éveil restent à Bagnères
L’association de défense indique aussi que « des discussions sont à venir avec l’hôpital de Lannemezan et de Lourdes pour améliorer la situation des urgences. D’autres pistes sont également en réflexion ». Et si elle pointe également que « 16 lits sont toujours fermés au centre de rééducation fonctionnelle, le directeur de l’établissement, Godefroy Wackenheim, vient d’annoncer l’arrivée, cette semaine même, d’un médecin, permettant la réouverture de tous les lits, soit un total de 143 lits. « C’est une bonne chose pour les finances du centre sérieusement impacté par les fermetures de lits en 2024 et 2025 », s’en réjouit « Sauvons l’hôpital de B2B ».
Une autre bonne nouvelle pour les défenseurs de l’hôpital bagnérais, le maintien des lits d’éveil dans la cité thermale. « Nous ne sommes plus engagés sur le futur hôpital de Lanne », déclare Godefroy Wackenheim.


