» Je n’aime pas les manières, alors, avec l’alcool… » : il crache au visage des policiers qui l’interpellent

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l’essentiel
Un homme de 18 ans était jugé ce lundi 19 janvier pour outrages, menaces et violences sur des fonctionnaires de police. Il a craché au visage de deux policiers, à Lourdes.

C’est une soirée qu’ils auraient préféré éviter. Dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 janvier, un jeune majeur a fait des siennes. L’homme d’à peine 18 ans a été pris en flagrant délit par une patrouille de police, à Lourdes, à 23 heures, alors qu’il venait de dégrader plusieurs véhicules dans l’espoir d’y dérober des objets. Pas de chance pour lui, deux fonctionnaires sont en service tout près de la place de la Poste. Ils le font d’abord souffler : 0,56 mg par litre d’air expiré, puis le conduisent à l’hôpital. Mais ici, la situation prend un tout autre tournant.

 » C’est un déferlement d’insultes et de menaces non seulement sur les fonctionnaires de police mais aussi sur les soignants car la médecin qui vous examine est traitée de tous les noms « , raconte l’assesseur au tribunal de Tarbes où l’homme est jugé ce lundi 19 janvier. Le voleur crache à trois reprises au visage des deux policiers et lance à l’un des deux :  » Je vais te retrouver, je vais te tuer et te scarifier avec ma lame « . À la barre, il n’essaie même pas de se défendre :  » Je n’aime pas les manières, alors, avec l’alcool… » Pirouette du calendrier : le prévenu était convoqué le jour même des faits pour mettre en place son sursis probatoire dans un autre dossier aux faits similaires.

 » Vous n’avez même pas un mot d’excuse ? » lui demande un magistrat.  » Mais je dois m’excuser auprès de qui ? » répond le mis en cause, un brin provocant.  » Chaque fois qu’on lui pose une question, c’est l’indifférence la plus totale. Cracher au visage c’est dangereux car on peut transmettre des maladies, mais c’est aussi humiliant « , rebondit l’avocate des parties civiles, Dominique Chevallier-Fillastre.  » J’imagine que ses réponses ne vous satisfont pas. Ce sont des réponses sous le coup de la provocation car c’est difficile pour lui de s’exprimer. Il porte un lourd fardeau, il n’a pas toujours fait les bons choix », insiste l’avocate du prévenu. Un jeune isolé qui vit de foyers en foyers depuis son enfance. La procureure a déploré  » un manque de recul criant  » avant de demander un maintien en détention pour dix mois. La cour a relaxé le jeune pour les tentatives de vol mais l’a condamné à 6 mois de prison pour les violences et les outrages. Il devra également payer 800 euros à chaque fonctionnaire au titre du préjudice moral.



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