Local incendié à la veille de son acquisition et coup de foudre pour les Pyrénées : après plusieurs péripéties, à Tarbes, un couple de boulangers-pâtissiers réussit son pari gourmand

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Rien n’a été simple pour Laetitia et Romain Brisson. Entre une boulangerie détruite par les flammes à la veille de son acquisition et d’importants problèmes de raccordement électrique, le couple de boulangers-pâtissiers a multiplié les obstacles avant d’ouvrir son établissement à Tarbes. Leur savoir-faire artisanal et leur énergie sans faille attirent déjà de nombreux gourmands. On vous détaille cette belle histoire. 

« Le bon pain, il se voit de loin » : Laetitia et Romain Brisson ne pouvaient pas trouver meilleur slogan pour leur boulangerie-pâtisserie située au fond d’un parking, dans un ancien garage et un ancien supermarché. Des ballons et une enseigne colorée au bord de la rue du Corps-Franc-Pommiès, un magasin rose presque bonbon : les Brisson ont l’art et la manière d’attirer l’œil du consommateur.

Un coup de foudre sur le parking du cimetière de Séméac

Depuis l’ouverture de leur lieu gourmand, le 15 juin dernier, ils font sensation. Installés à leur compte depuis vingt-quatre ans en Charente-Maritime, ils ont migré au pied des Pyrénées après avoir eu le coup de foudre pour la région.

« On est venus un week-end dans les Hautes-Pyrénées. On s’est garés sur le parking du cimetière de Séméac. On a ouvert les portes de notre camping-car et on a vu les Pyrénées. On s’est dit que c’était ici qu’on devait poser nos valises. Et puis, en Charente-Maritime, on disait déjà « chocolatine ». Ça ne nous change pas beaucoup », raconte Laetitia.

Leur local incendié une heure avant de passer chez le notaire

Mais le couple, qui s’est connu à l’âge de seize ans et a ouvert sa première boulangerie à dix-neuf ans, n’est pas au bout de ses surprises. « On avait trouvé un local commercial à Aureilhan, à l’ancienne boulangerie La Pétrissée, mais une heure avant de signer chez le notaire l’acte de vente, alors qu’on venait relever le compteur d’eau et d’électricité, nous avons été stupéfaits de voir que le local avait brûlé pendant la nuit. Cela a été la douche froide. »

Un mal pour un bien : finalement, Laetitia et Romain Brisson ont « rebondi » route de Pau. Là encore, rien ne leur est épargné. Impossible de raccorder le local au réseau d’électricité. Et il faut toute l’ingéniosité d’Enedis pour trouver une solution pérenne. 

Leurs nombreuses péripéties ne les détournent pas de leur objectif, que les commerçants finissent par atteindre cinq mois plus tard. Ils refont tout, du sol au plafond.

« Tout, de la pâtisserie au pain en passant par la gamme snacking, est fait maison »

Le linéaire du magasin est impressionnant, tout comme les laboratoires derrière les vitrines réfrigérées aux délices alléchants. L’espace où les clients peuvent se poser à tout moment de la journée, de six heures à 20 h 30, aussi bien à l’intérieur qu’en terrasse, est très confortable. Le couple peut s’appuyer sur sa force de travail, quinze heures par jour, sept jours sur sept, et la qualité de ses produits.

« Tout, de la pâtisserie au pain en passant par la gamme snacking, est fait maison, notamment la pâte à choux et les fonds de tarte, là où d’autres font de l’assemblage.

Nous n’utilisons pas de farines prêtes à l’emploi. Nous confectionnons nos propres mélanges. Nous disposons aussi d’une machine spéciale pour fabriquer du levain. Romain a été meilleur apprenti boulanger en 1999 en Maine-et-Loire et est maître artisan boulanger-pâtissier depuis 2002″, explique Laetitia, qui est la meilleure attachée de communication de son mari. 



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