Jean-Bernard Sempastous sera bien candidat aux élections législatives sur la première circonscription des Hautes-Pyrénées. Il a annoncé sa candidature ce jeudi 13 juin.
Jean-Bernard Sempastous sera bien candidat aux élections législatives sur la première circonscription des Hautes-Pyrénées les 30 juin et 7 juillet 2024. Battu de 103 voix lors des dernières élections législatives par Sylvie Ferrer, il explique pourquoi il a décidé de revenir devant les électeurs.
« Après l’annonce du président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale et de redonner au peuple la possibilité de décider de son destin, j’ai toujours été respectueux du scrutin. En 2022, j’ai perdu de 103 voix. Je n’ai pas milité pour que l’Assemblée nationale soit dissoute. Là, il y a un gros mécontentement avec un score important pour le Rassemblement national. Je pense que le président de la République a bien fait de dissoudre », a expliqué Jean-Bernard Sempastous.
Pour le candidat, c’est un enjeu crucial pour le pays, pour la paix sociale qui est menacée. « On a vu ces dernières semaines avec la situation en Palestine, à Paris, place de la République, les heurts qu’il y a eu. On a une menace forte de deux fronts qui peuvent aller jusqu’au déchirement de la nation. Il faut fédérer le maximum de républicains. À gauche, des alliances de circonstances ont été passées. Nous les avons connues en 2022. Un mois après, c’était le bazar. Chacun a retrouvé son camp et ses ambiguïtés. Ce matin, déjà, on voit que Jean-Luc Mélenchon veut être Premier ministre ; de l’autre côté, c’est Jordan Bardella. Voilà ce qui est proposé. Aujourd’hui, les électeurs savent que s’ils envoient ces gens-là à l’Assemblée, ça sera le bordel. On remettra l’incompétence au plus haut niveau de l’État. En 2022, je peux comprendre qu’un socialiste vote Insoumis et pas Sempastous, car il est de gauche. Aujourd’hui, s’il vote Insoumis, il vote pour un parti antisémite, qui ne défend pas la laïcité. Nous, on croit à nos valeurs. J’y vais vraiment pour gagner. On va défendre nos idées. »
« Je suis expérimenté »
Jean-Bernard Sempastous a expliqué qu’il présenterait en début de semaine sa suppléante et ce qu’il veut mettre en place.
« Je me présente car je pense que je suis expérimenté. J’ai une équipe autour de moi qui est aussi expérimentée. Je pense être sincère politiquement. Depuis 2016, je n’ai pas bougé. J’ai défendu pendant 5 ans à l’Assemblée nationale mon territoire. Je suis fiable idéologiquement. J’ai envie de défendre à ce moment clé les valeurs de la démocratie et de la République. Il y a un point important qui fait la différence avec la députée sortante, c’est que je veux défendre et valoriser mon territoire. Je ne veux pas être une boîte aux lettres de Paris afin de distribuer les lettres sur mon territoire. Je veux faire remonter de mon territoire les promesses qu’il faut tenir auprès de notre population. Je suis serein. J’espère amener du dialogue comme je l’ai fait pendant 5 ans. »
« Je suis dans l’attente de l’investiture. Si on me la donne, on sera content de l’avoir »
Jean-Bernard Sempastous a rappelé qu’il était centriste, humaniste, européen. « Je me présente pour les valeurs du centre. Je suis laïque et républicain. Je suis dans l’attente de l’investiture. Si on me la donne, on sera content de l’avoir. Pour l’heure, seuls les sortants ont eu leur investiture. Benoît Mournet a eu l’investiture sur la 2ème circonscription. On lui souhaite bonne chance. Il y avait urgence de se positionner. La campagne va être très courte. Il était important de pouvoir dire avant ce week-end qu’il y avait un candidat du centre sur la première circonscription. J’ai le soutien de Jacques Brune et de Bernard Verdier qui n’ont pas pu être présents aujourd’hui. Je vais déposer ma candidature. »
« C’est le meilleur candidat »
Pascal Claverie, premier adjoint au maire de Tarbes, a dit quelques mots. « Un mot qui tombe sous le sens. Jean-Bernard Sempastous, comme député expérimenté, a défendu son territoire pour la ruralité, notamment pour le foncier agricole, on s’en souvient. Il a agi aussi pour la montagne et pour l’industrie avec le plan de relance, avec, par exemple, les Forges de Tarbes. Jean-Bernard Sempastous a été au chevet de cette entreprise. Nous avons besoin d’un député qui travaille sans opposer les populations. C’est le meilleur candidat. Je le soutiens pour ses qualités et sa fidélité. Je me verrais mal soutenir un candidat parachuté ou qui aurait fait défection dans un autre parti. Moi, j’ai des amis qui sont LR. Je suis allié aux LR à Tarbes. Je n’irai pas soutenir un candidat qui leur a fait défection. »
Comment va-t-il faire pour mener la campagne ? « C’est très très court. Si je n’y vais pas, moi qui ai été candidat deux fois, et qui suis un peu connu, ça aurait pu être plus difficile. Là, il y a le feu. Pascal Claverie aurait pu y aller, Bernard Verdier aussi. Il fallait y aller. On est courageux. On n’attend pas. On y va. Qu’auraient dit nos électeurs ? »


