Philippe Evon, le candidat aux législatives sur la première circonscription, a présenté son suppléant. Il a fait le choix d’un jeune LR, Théo Am’Saadi. Il s’en explique.
Philippe Evon, candidat Les Républicains sur la première circonscription, a tenu une conférence de presse jeudi 20 juin afin de présenter son suppléant, Théo Am’Saadi, et quelques points de son programme.
Philippe Evon a rappelé la démarche de cette candidature : « Nous sommes dans un contexte politique tellement compliqué avec une situation tripartite (RN, Front de gauche et Macronie) qu’on voudrait nous imposer. Nous n’avons pas voulu accepter cette idée que nous n’allions pas être dans la bagarre. Nous y sommes, même si le contexte est très difficile tant au niveau national qu’au niveau local. Il y a une complexité à cause du timing qui nous est imposé. Il a fallu trouver des candidats et des suppléants en moins d’une semaine, mais aussi et surtout préparer tous les documents de propagande en un délai extrêmement court. La première partie des trois semaines de campagne a été dédiée à faire de l’administratif. Nous entrons seulement maintenant dans la campagne afin d’exposer notre programme », a précisé le candidat.

Philippe Evon, élu à Séméac
Philippe Evon a rappelé qu’il était élu municipal à Séméac depuis un mandat et demi. « J’étais tête de liste lors des dernières élections municipales. J’ai aussi été candidat aux dernières élections départementales. Je suis délégué de la première circonscription du LR. À ce titre, ma candidature est apparue comme relativement cohérente et logique sur la première circonscription. Je vais porter les valeurs de la droite, aidé par de nombreux militants fidèles. Nous voulons apporter du sang neuf. Il est possible, dans un département comme le nôtre, d’avoir de nouvelles têtes qui portent les couleurs de la droite républicaine. Théo est un parfait exemple du renouveau dans le militantisme à droite dans notre département. J’ai vraiment voulu prendre un jeune. Avec un suppléant très jeune, je pense que nous allons pouvoir parler à toute la population, ce que nous n’avons peut-être pas suffisamment fait ces dernières années. »
Théo Am’Saadi a pris la parole : « Je n’ai pas encore dépassé le quart de siècle. Je suis vraiment très heureux d’être là. Je suis étudiant en science politique. J’ai terminé ma licence. Je suis engagé chez Les Républicains depuis 2019. Je suis ensuite devenu le responsable départemental du mouvement jeune et, depuis novembre dernier, je suis délégué national des jeunes Républicains. Je suis membre du bureau national. »

Théo Am’Saadi, un passionné de politique, depuis tout petit
Théo Am’Saadi a expliqué qu’il était passionné par la politique depuis tout petit : « Sur mon cahier de poésies, sur un poème qui parlait de Paris, j’ai dessiné le QG de l’UMP avec la vitrine bleue et rouge avec l’arbre. Je suis fils d’un père militaire qui m’a inculqué des valeurs patriotiques très fortes. J’ai été élevé au rythme de ses opérations extérieures en Afghanistan, au Mali… Et j’ai été élevé par une mère secrétaire qui m’a inculqué des valeurs de travail : ‘tu dois mériter ce que tu as’. J’ai dû travailler pour me payer le permis de conduire. Ce mélange de patriotisme et de travail fait que j’ai rejoint Les Républicains. En plus, c’est le parti historique du Général de Gaulle. Je crois encore que ce genre de symbole a de l’importance, surtout à une période où les gens ont tendance à aller vers les extrêmes. Moi, je refuse autant l’extrême droite que l’extrême gauche. Je refuse aussi Emmanuel Macron. Je ne suis pas fan de Bardella. Je n’ai pas fait ce choix-là car la droite incarne la stabilité. Ce département des Hautes-Pyrénées, j’y suis très attaché. J’ai vécu toute ma jeunesse ici. J’ai été au collège Victor Hugo, puis au lycée Jeanne d’Arc ensuite. J’ai été étudiant à Montpellier. J’ai toujours su que je ne voulais pas faire ma vie ailleurs que dans les Hautes-Pyrénées. J’arrive à Tarbes l’été pour les fêtes de Tarbes. J’ai envie de porter une vision de la politique dynamique, jeune et qui n’a pas peur de casser les codes. Je veux porter la voix de ceux qui sont de droite. »
« Nous voulons défendre la ruralité et nos agriculteurs »
Philippe Evon a rappelé qu’il était un militant de la droite républicaine depuis une trentaine d’années. « Ma première campagne électorale remonte à 1995. J’ai toujours milité au RPR, à l’UMP et à LR. Nous voulons défendre la ruralité et nos agriculteurs, par le maintien des services publics de proximité et la garantie d’un accès durable à l’eau. Nous voulons soutenir l’esprit d’entreprise par la simplification administrative et le desserrement de l’étau fiscal, et pour accélérer l’effort de réindustrialisation de notre département. Nous voulons aussi réformer l’économie touristique de notre territoire en valorisant les spécificités de nos montagnes, tout en tenant compte des conséquences du changement climatique. Enfin, je veux me battre pour sauvegarder l’offre de soins sur le territoire dans le cadre d’une stratégie nationale d’affectation de 4000 jeunes médecins dans les déserts médicaux et de recrutement de 25 000 personnels hospitaliers. Nous sommes favorable au projet de l’hôpital Tarbes-Lourdes à Lanne. »


