À Vic, la labellisation « Maison France Santé » consacre une dynamique territoriale en faveur d’un accès aux soins coordonné et de proximité.
Une date, le 9 avril, celle de la Journée mondiale de la santé, qui trouve un écho particulier à l’échelle locale avec l’inauguration, à Vic, d’un établissement labellisé « Maison France Santé ». Sous l’égide de la communauté de communes Adour-Madiran (CCAM), forte d’une compétence volontariste inscrite dans un Contrat local de santé, s’est ainsi développée une politique d’accès aux soins en réseau reliant Vic, Rabastens et Maubourguet.
Sur le site de la maison de santé pluriprofessionnelle de Vic s’est tenue la cérémonie de labellisation, issue de la loi de financement de la sécurité sociale, en réponse aux enjeux d’accès aux soins et de lisibilité de l’offre sur l’ensemble du territoire. Au-delà du caractère protocolaire — dévoilement d’une plaque et allocutions à la tribune —, l’événement a rassemblé l’ensemble des acteurs mobilisés autour de ce projet, consacré comme première structure labellisée du réseau Maison France Santé des Hautes-Pyrénées.
La dynamique intercommunale s’est pleinement exprimée à travers la présence des élus du territoire, au premier rang desquels le président de la CCAM, Frédéric Ré, qui a souligné l’engagement collectif ayant permis une mise en œuvre rapide, aux côtés de Thomas Simonian, nouveau maire de Vic, d’Isabelle Lafourcade et de Bernard Poublan, conseillers départementaux. Les services et organismes professionnels étaient également représentés par Régine Martinet, directrice de l’Agence régionale de santé (ARS 65), et Frédérique Boitaud, directrice de la Caisse primaire d’assurance maladie de Tarbes, en présence d’élus et de membres du corps médical. Le préfet Jean Salomon a conclu les interventions avant de procéder au dévoilement, en façade du bâtiment d’accueil, de la première plaque de ce label dans les Hautes-Pyrénées. Les prises de parole ont donné lieu à des constats appuyés par des données significatives, comme l’a rappelé Frédéric Ré en évoquant « treize médecins en 2020, vingt-trois aujourd’hui », avant de s’interroger : « qu’est-ce qu’il nous reste à faire ? », ouvrant ainsi la réflexion sur les enjeux à venir, notamment ceux de l’hôpital de proximité et du site de Tarbes. Cette analyse s’inscrit dans une vision stratégique marquée par le vieillissement de la population et par l’objectif de garantir un accès aux soins en moins de trente minutes, quel que soit le lieu de résidence.
Le préfet a, pour sa part, insisté sur l’organisation des dispositifs et des usages, rappelant que l’hôpital intervient en bout de chaîne, avant les situations d’urgence ou de détresse vitale, et soulignant la nécessité de libérer du temps médical en allégeant la charge administrative pesant sur les praticiens.
Au-delà de l’inauguration d’une labellisation, cet événement met en lumière une action collective fondée sur la synergie, les partenariats et les collaborations, conjuguant temps de réflexion, temps de réalisation et ouverture vers l’avenir.


