Suite à l’annonce du Premier ministre Sébastien Lecornu, les étudiants non boursiers pourraient eux aussi bénéficier des repas à un euro. Dans un contexte où 23 % des étudiants sautent des repas plusieurs fois par mois, la mesure fait l’unanimité sur le campus de Tarbes.
Pour les étudiants tarbais, c’est un oui sans hésitation. Vendredi 16 janvier, Sébastien Lecornu, en accord avec le parti socialiste, a annoncé rendre accessibles à partir de mai 2026 les repas universitaires à un euro pour tous les étudiants, sans condition de bourse. La mesure avait déjà vu le jour durant la période du Covid-19, mais n’avait pas été prolongée suite à la pandémie.
Les étudiants de Tarbes sont nombreux à se rendre au restaurant universitaire, dépendant du Crous. Ces derniers bénéficient d’un repas complet, soit une entrée, un plat et un dessert, avec un morceau de pain : des assiettes équilibrées pour un prix accessible. Seulement tout le monde ne paye pas le même tarif : tandis que les étudiants boursiers ne déversent qu’un euro, ceux ne bénéficiant pas de l’aide de l’État doivent payer 3 euros et 30 centimes.
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Une injustice pour certains. Loan, anciennement boursier et étudiant en STAPS, paie désormais le prix fort : » En ayant eu les repas à un euro l’année dernière, je vois la différence. J’y vais 3 fois par semaine, le lundi, le mardi et le vendredi, ça fait presque 10 euros par semaine sans le tarif boursier « . Il ajoute : » On a plusieurs charges à prendre en compte pour le mois, sans compter la nourriture : par exemple l’essence pour certains qui viennent d’un peu loin. On est parfois obligés de se limiter, de s’interdire certains petits plaisirs comme les cookies proposés à la cafétéria. Avec un repas à un euro, on pourrait se permettre plus d’extras « .
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Des économies de temps et d’énergie
Matteo, étudiant dans la même filière, ne bénéficie pas non plus de la bourse et croise les doigts pour que cette-fois ci la mesure, déjà discutée il y a un an, soit appliquée. Pour gérer ses dépenses, il doit s’organiser : “Je compte tout, je fais attention à ce que j’achète, même si heureusement mes parents m’aident”. Bien que le prix d’un repas hors tarif boursier ne paraisse pas excessif, la différence est notable sur la durée. En effet, nombreux sont les étudiants à se rendre presque quotidiennement au restaurant universitaire.
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C’est le cas d’Ylan, étudiant en gestion et commerce d’entreprise, qui explique : “on a pas tous les moyens d’avoir un bon repas au self, donc un euro je pense que ça arrangerait beaucoup de monde.” En mangeant ici, il explique faire des économies d’argent mais aussi de temps et d’énergie. “Tous les midis je mange ici : c’est beaucoup plus simple d’avoir un repas cuisiné : on est souvent fatigués par les cours, on a pas forcément le temps ni l’envie de se préparer à manger “. Voilà bien une proposition qui fait l’unanimité.


