Les conditions d’accès se précisent dans le cadre de la visite du pape à Lourdes, le week-end des 26 et 27 septembre. La préfecture des Hautes-Pyrénées, le sanctuaire et le maire de Lourdes ont dévoilé des détails d’organisation. Comment accéder à Lourdes ? Des trains seront-ils mis en place ? On fait le point.
L’organisation n’est pas encore finalisée, mais déjà, certains éléments ont été révélés. « Le travail n’est pas fini, le dispositif au plus près des visiteurs et des pèlerins est adapté pour coller au mieux aux attentes », prévient d’entrée de jeu Sybille Samoyault, la préfète des Hautes-Pyrénées aux côtés des acteurs de l’événement, ce vendredi 4 septembre dans les salons de la préfecture de Tarbes. 150 000 pèlerins sont attendus pour la messe dominicale, 50 000 assisteront à la prière et 50 000 à la procession aux flambeaux. Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, a annoncé que 15 000 membres des forces de l’ordre seront mobilisés pour la visite du pape en France dont un millier à Lourdes.
Des parkings délocalisés
Un système de navettes se met en place autour de Tarbes. Ces parkings-relais ont pour vocation de centraliser les départs des bus à destination de Lourdes. Car la visite du Saint-Père mobilise 1 000 autobus. Des emplacements sont à l’étude pour les recevoir, dans l’agglomération tarbaise. « La capacité de ces sites sera communiquée en temps réel sur un site dédié. Par ailleurs, nous encourageons les participants à privilégier les transports en commun et le covoiturage pour leurs déplacements », a conseillé la représentante de l’État dans le département. La situation précise de ces parkings-relais sera communiquée à l’issue d’une prochaine conférence de presse, le vendredi 18 septembre.
La circulation entre Tarbes et Lourdes interrompue par moment
La circulation sur la RN 21 sera forcément impactée pendant l’événement, du samedi 26 au lundi 28 septembre. « Mais l’interruption du trafic sera isolée sur les moments de flux des bus. Les horaires doivent encore être déterminés mais on sait d’ores et déjà que l’axe sera coupé à la circulation sur les moments de prise en charge des pèlerins notamment pour la messe », précise la préfète. Un sondage du sanctuaire a été publié (il a recueilli l’avis de 35 000 personnes) pour affiner l’organisation. Par ailleurs, l’accès sera restreint pour accéder aux vallées depuis la cité mariale. Des déviations seront mises en place sans que l’on ne sache encore où.
Relier Tarbes et Lourdes en train
La SNCF étudie la possibilité d’étaler son offre sur le week-end concerné et spécialement le dimanche. Les trains qui avaient Tarbes pour terminus devraient poursuivre leur route jusqu’à Lourdes. « Nous avons reçu beaucoup de sollicitations de participants qui souhaitent venir en train, depuis la région Occitanie. La Région s’est engagée à prolonger les trains qui devaient arriver à Tarbes jusqu’à Lourdes », détaille monseigneur Jean-Marc Micas. En revanche, impossible de savoir à l’heure actuelle si la SNCF ajoutera des liaisons.
Les mosaïques polémiques recouvertes… définitivement
L’évêque de Tarbes et Lourdes a confirmé que les mosaïques de l’artiste Rupnik, accusé d’abus sexuels et d’emprise, resteront recouvertes définitivement et non pas uniquement pour la visite de Léon XIV. « D’abord, nous avons tenu à proposer une décoration adaptée à l’événement. Ensuite, il fallait une concordance avec la volonté des victimes », rappelle Michel Daubanes, le recteur du sanctuaire. « Ces mosaïques sont un véritable obstacle pour les personnes accueillies qui ont été victimes de violences. Nous avions déjà cessé de les mettre en scène. Désormais, depuis cet été, elles sont complètement ôtées de la vue et ce de façon définitive », précise encore l’évêque. Une décision qui n’émane pas, selon lui, d’une demande du Vatican. Mais de « sensibilités alignées ». « Le pape a refusé de rentrer dans une église en Espagne qui portait les mosaïques de cet artiste. Il a notamment, après son élection, fait retirer ses œuvres au Vatican », ajoute-t-il.


