Offrir un logement convivial aux futurs médecins. L’hôpital de Bagnères mise sur l’ouverture d’une Maison des internes pour attirer de jeunes praticiens sur le territoire.
C’est dans l’ancien logement de fonction du directeur qu’elle prendra place. La future « Maison des internes » du centre hospitalier ouvrira ses portes en novembre à Bagnères-de-Bigorre. Ce nouveau lieu accueillera les étudiants en médecine pendant leur stage, dans l’espoir de leur donner envie de rester sur le territoire. Une réponse à la pénurie de personnel médical ? Le directeur, Godefroy Wackenheim, et son binôme, le président de la commission médicale, le Dr Mestery, nous en disent plus.
La Semaine : Quelle est l’origine de cette initiative ?
Godefroy Wackenheim : L’hôpital dispose de plusieurs logements, dont deux inoccupés depuis plus de dix ans. À mon arrivée, nous avons eu l’idée de rénover l’un d’eux pour en faire une « Maison des internes ». À terme, nous espérons restaurer le second bâtiment pour y accueillir d’autres médecins ou internes. L’objectif est de proposer un lieu plus convivial que notre internat actuel, délaissé au profit de celui de Tarbes.
Dr Mestery : Ce projet s’inscrit également dans le programme d’universitarisation des hôpitaux périphériques. L’idée est de faire découvrir aux étudiants d’autres environnements hospitaliers que les CHU.
En quoi consiste le projet exactement ?
GW : La « Maison des internes » pourra accueillir jusqu’à cinq étudiants (soit la capacité de l’internat), jusqu’à 11 à son maximum. En plus d’une chambre individuelle, les internes bénéficieront d’espaces partagés, comme dans une véritable colocation.
Dr M. : C’est aussi une façon de brasser les spécialités et de créer une véritable fraternité entre les internes.
Quand le projet verra-t-il le jour ?
GW : Les travaux ont déjà commencé, avec la remise à neuf du réseau électrique et l’isolation thermique. Le coût total du projet est estimé à environ 30 000 €, dont 50 % sont financés par le conseil départemental (12 994 € HT). Le loyer sera offert aux futurs internes.
Pourquoi créer une Maison des internes ?
GW : L’objectif est d’améliorer l’attractivité de notre établissement : en offrant le logement aux internes, nous facilitons leur venue. Aujourd’hui, 25 % de nos médecins sont d’anciens internes. Sur le long terme, ce projet vise donc à sécuriser un vivier de recrutement et à remplacer plus rapidement les départs à la retraite de nos médecins.
Quels autres moyens avez-vous pour attirer les jeunes médecins ?
GW : Le plus difficile n’est pas de les faire rester, mais de les faire venir. Pour cela, nous participons aux rentrées des internes à la faculté de Toulouse, où nous présentons l’établissement, nos spécialités – par exemple, la gériatrie – et l’environnement local. Nous travaillons également avec Hapy Santé pour faciliter leur installation sur d’autres aspects.





