Projet très attendu à Lourdes : où en est le chantier du pont Peyramale ?

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l’essentiel
Une visite de chantier, en présence du maire de Lourdes et de l’architecte des bâtiments de France, a été l’occasion de faire un point sur l’avancement des travaux du nouveau pont Peyramale, qui devrait être livré avant la fin de l’hiver.

Quiconque s’est promené dernièrement sur les bords du gave de Pau, à Lourdes, a pu le constater : le chantier du nouveau pont Peyramale, qui relie l’avenue du même nom à l’esplanade du Paradis, bat son plein. Depuis début juin, l’entreprise Eiffage est à l’œuvre pour la reconstruction de cet ouvrage, dont il a fallu d’abord démolir l’ancienne structure.

« On est environ à la moitié du chantier, juge Florent Dupuy, directeur de travaux chez Eiffage. La première étape a été de démolir l’ancien pont, sans faire tomber de gravats dans la rivière. Pour cela, on a remblayé temporairement le gave pour démolir la partie située en rive droite et utilisé un platelage pour celle en rive gauche. La pile centrale ainsi que sa fondation ont également été retirées. Puis, la deuxième phase a été de démolir partiellement les culées existantes afin de reconstituer des appuis adaptés pour le nouvel ouvrage. »

Ce qu’il reste à faire

Voilà, en très résumé, où en est le chantier du pont Peyramale (ou pont Pomès), dont la construction du nouveau tablier devrait s’étaler jusqu’à la fin de l’année. Avec une différence notable par rapport à l’ancien ouvrage : il n’y aura plus de pile dans la rivière ; le pont traversant d’une traite la quarantaine de mètres séparant les deux rives. « Huit poutres métalliques de 44 m de long sont en cours de fabrication, poursuit le responsable du chantier. Elles assureront la portée du nouvel ouvrage. Sur ces poutres, un hourdis en béton sera posé pour répartir la charge et former le nouveau tablier mixte (acier/béton). »

L’ancien ouvrage démoli, la société Eiffage va désormais s’attaquer à la construction du nouveau tablier.
L’ancien ouvrage démoli, la société Eiffage va désormais s’attaquer à la construction du nouveau tablier.
DR

Le pont prendra ainsi forme et il restera ensuite à l’habiller. Une étape programmée en début d’année 2026, qui comprend la pose des garde-corps, l’habillage des corniches (tranches du tablier), la réalisation des trottoirs et de l’enrobé de la chaussée… Sauf contretemps, le nouveau pont sera alors livré pour fin février ou début mars. « Pour le moment, le délai est tenu », affirme Florent Dupuy.

Nouveau pont, nouveau nom

Encore un peu de patience donc pour emprunter à nouveau cet ouvrage qui fera désormais 12 mètres de large : une voie de circulation de 2×3 mètres pour les véhicules et 6 mètres dédiés aux mobilités douces (piétons, cyclistes et personnes à mobilité réduite). À noter que sur la partie aval du pont, un petit belvédère d’une dizaine de m2 sera créé pour servir d’espace de contemplation sur la ville…

« Le pont sera opérationnel pour la saison 2026, se réjouit le maire, Thierry Lavit, après des années de galères. Merci à tous ceux qui rendent cette réalisation possible : la société Eiffage, l’architecte des bâtiments de France Pierre Woznica et le comité financeur du plan Avenir Lourdes (État, Région, Département, CATLP). C’est un beau projet qui voit le jour car ce pont est un point essentiel de la circulation sur le bas de la ville. »

Une visualisation de nuit de ce à quoi devrait ressembler le nouveau pont.
Une visualisation de nuit de ce à quoi devrait ressembler le nouveau pont.
DR – Seti

Nouveau pont dit aussi nouveau nom : Thierry Lavit confirme que « deux hypothèses sont sur la table ». Rendez-vous donc dans quelques mois pour découvrir l’identité de cet ouvrage tant attendu…



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