Lors de sa première visite dans la cité vicquoise en novembre 2023, la romancière était à côté de Gilles Vincent, qui, de la Bigorre et Val d’Adour avait fait son jardin depuis le Béarn voisin.
Tous deux présentant des romans, intimiste pour elle avec « Géographie d’un père » , aux dimensions du polar selon sa « patte » pour lui dont « Usuals Victims » ou « Dans la douleur du siècle » pour lui. À la veille de la nouvelle édition du Salon Au Tour du Livre de l’association éponyme que préside Magali Charron, ce 27 septembre 2025 Pascale Dewanbrechies qui en sera participante a levé le rideau local de la saison littéraire nationale et les Prix (tels ceux de l’Académie française le 30 octobre, Fémina le 3 novembre ou encore Goncourt et Renaudot le 4 novembre) à la librairie et présenté son nouveau roman « Ce qui vient au monde » titre emprunté au poète René Char du début d’un vers « Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience », au catalogue de la maison d’édition de Gilles Vincent, Perles rares. Un roman avec certaine dimension documentaire sur la lutte des femmes, leurs engagements dans une société en évolution, des avancées obtenues (la romancière commencera par des notes légales) émaillant son propos de sigles qui ont jalonné des décennies ; ainsi au-delà du MLF (Mouvement de Libération de la Femme) ou du MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception) entrés dans la mémoire collective sinon le vocabulaire commun, quid des personnalités de Michèle Perrot, Mona Ozouf, Kate Millet, Delphine Seyrig…. Alors que Simone de Beauvoir, Gisèle Halimi, Simone Veil toujours iconique pour reprendre la terminologie d’aujourd’hui… Et au fur et à mesure des échanges au-delà du commentaire « j’ai voulu faire un roman inscrit dans l’histoire contemporaine avec tous les faits réels » aussi la romancière soulignera « pour moi une manière de faire des portraits de femmes ».
« L’information devenue un produit »
Et puis de ci delà, l’avant et l’aujourd’hui avec à l’emporte pièce, MeToo, le Mariage pour tous, « l’hydre des réseaux sociaux » et « l’information devenue un produit », jusqu’à cette note optimiste et rassurante concernant les jeunes générations et leur attitude autour des sujets tels que la couleur de peau et les préférences sexuelles.
Pour autant pas de certitude d’une société plus tolérante, et quand même la prise en compte d’une situation politico-anxiogène avec la part du Covid ou encore la difficulté à échanger ; et puis le souvenir d’une atmosphère et d’une ambiance « c’était joyeux à l’époque, le militantisme enthousiasmant alors qu’aujourd’hui avec les réseaux… beaucoup moins ! ». Là dans le cercle à la Litote et le lendemain à l’Espace Claude Miqueu du Salon Au Tour du Livre, des lectrices et lecteurs, des échanges, des mots, des regards, des émotions.


